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Michel Bouquet : "C'est peut-être mon dernier film..."

Depuis Le Promeneur du Champ-de-Mars (2005) et son impressionnante prestation en François Mitterrand, Michel Bouquet a délaissé le grand écran pour se consacrer au théâtre. L'automne dernier, c'était au sein de la Comédie des Champs-Elysées qu'il offrait son talent, dans Le roi se meurt d'Eugène Ionesco, pièce avec laquelle il tourne en province atuellement. Michel Bouquet est aussi de retour au cinéma dans La Petite Chambre de Stéphanie Chuat et Véronique Reymond. L'acteur parle de cette oeuvre pour Le Figaro du 15 février, et livre de bouleversantes confessions sur la vie... et la mort.

La mort, forcément, il pense à son âge, et il l'a confié sur France Info. Sur scène en octobre, il avait été victime d'un malaise, et alors fait face aux limites de son corps. Dans Le Figaro, il raconte à quel point il se sent concerné par cette question : "Je tiens beaucoup à ce film. C'est peut-être mon dernier. Je ne peux plus beaucoup tourner maintenant. Je n'en peux plus. J'ai 85 ans. Je me suis affalé hier sur le trottoir [il est tombé dans la rue en voulant éviter une voiture qui roulait trop vite à son goût, précise Le Figaro]. Cela a été une des humiliations les plus terribles de ma vie. Voyant une voiture arriver très vite, je me suis dit qu'elle ne saurait pas s'arrêter. Le temps que je dise ça, j'étais contre le trottoir..."

La mort est au coeur de son long métrage, La Petite Chambre, dans lequel il incarne un vieil homme solitaire qui refuse la fin de vie qu'on lui impose. Sa partenaire, Florence Loiret-Caille, joue une infirmière dont le bébé est mort-né. Le scénario, qui traite de façon bouleversante un si délicat sujet, a donc touché Michel Bouquet, qui "se méfie tellement du cinéma".

Michel Bouquet a beau recevoir des scénarios, il reste sur ses gardes : "Souvent, je retrouve une espèce de populisme dandy là-dedans. Récemment, j'ai vu Bienvenue chez les Ch'tis. J'ai été terrorisé ! Et pourtant j'aime beaucoup Dany Boon. C'est un acteur prodigieux. Le film est mauvais. C'est dément qu'il ait pu faire vingt millions d'entrées. Bizarre. Alors qu'au théâtre, Dany Boon est un acteur si phénoménal."

La méfiance de l'acteur ne porte pas seulement sur le cinéma actuel mais sur celui dit populaire. Il cite ainsi l'exemple de Borsalino (1970) de Jacques Deray : "Jean-Claude Carrière m'avait écrit un rôle d'avocat. Celui de Belmondo et de Delon. Un rôle magnifique. Quand j'ai vu le film, tout avait été coupé au montage. Ne restait plus que la partie de tennis. Ce genre de choses m'a alors bien refroidi..."

Le cinéma le ravit aussi parfois, comme Toto le héros de Jaco Van Dormael : "Le scénario était magnifique. Il faut prendre d'infinies précautions quand on fait un film, même si le scénario est bon. C'est pour cela que je n'insiste pas. D'ailleurs, je n'ai pas d'agent. Dès que je vois qu'un film ne va pas être du cinéma, je dis non."

Sa passion pour le théâtre n'a elle, pas d'égal, car il est le "maître à bord". Toutefois, son épouse depuis plus de quatre décennies, Juliette Carré, le freine dans ses envies, lui qui veut reprendre le texte Avant la retraite de Thomas Bernhard : "Ma femme n'y tient pas, nous sommes tellement vieux maintenant." Vieux, certes, mais talentueux et magistral au cinéma comme sur les planches, c'est certain.

La Petite Chambre sera en salles le 16 février. Retrouvez ci-dessus la bande-annonce.
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