L’ultime couronne de l’année se rapproche à grands pas. Dans moins d’un mois, le nom de Miss France 2026 sera révélé lors d’une grande soirée retransmise en direct depuis le Zénith d’Amiens le 6 décembre prochain. D’ici là, les trente jeunes femmes sélectionnées aux quatre coins du pays entrent dans la phase la plus intense de leur préparation. Avant même d’envisager le strass et les projecteurs, les candidates ont pris la direction de la Martinique, première grande étape du parcours Miss France. Ce séjour, incontournable du concours, marque le début d’un entraînement particulièrement exigeant. Âgées de 18 à 30 ans et mesurant entre 1,70 m et 1,82 m, les prétendantes enchaînent, depuis quelques jours ateliers, exercices de groupe, séances photo et immersion culturelle. Pour les accompagner, trois figures bien connues du public ont fait le déplacement. Angélique Angarni-Filopon, Miss France en titre, retrouve sa terre natale, offrant aux candidates un accueil aussi symbolique que chaleureux. À ses côtés, deux anciennes reines de beauté jouent un rôle clé. Clémence Botino, Miss France 2020, est chargée de perfectionner leur démarche en tant que professeure de catwalk alors qu'Amandine Petit, Miss France 2021, a été mobilisée pour travailler la confiance en soi, élément essentiel avant la grande finale. Toujours en déplacement pour le voyage préparatoire, les 30 candidates ont reçu un rappel à l’ordre inattendu de la part de Frédéric Gilbert, directeur du concours et producteur de l’émission.
Après le test de culture générale, il a demandé à s’adresser au groupe pour remettre les règles de vie au centre du concours… Une intervention jugée nécessaire alors que l’organisation pointait des signes de "désinvolture" chez certaines participantes comme l'ont rapporté nos confrères du Parisien. Devant les candidates, Frédéric Gilbert n’a pas caché sa fermeté. "Il y a eu un rappel à l’ordre ferme de l’enjeu et des comportements à avoir. J’ai mis un tour de vis. On est au quatrième jour et c’est tôt. Elles apprennent à se connaître, il y a des affinités et il y a eu aussi du laxisme chez certaines sur le respect des règles. Il a fallu remettre un cadre. Elles ne s’y attendaient pas, surtout après le test de culture générale", a-t-il d'abord confié. Car pour la direction, l’enjeu n’est pas anodin alors que les attitudes de chacune sont observées depuis le premier jour, et qu'une place dans le Top 12 se joue aussi sur le comportement. Si le rappel a été nécessaire, c’est parce que plusieurs règles de base avaient déjà été transgressées… Frédéric Gilbert liste au Parisien des gestes simples, mais qui en disent long sur l’état d’esprit attendu… "Par exemple, quand on prend un café, on ne laisse pas traîner son gobelet. Ce n’est pas aux maquilleurs ou aux coiffeurs de ranger derrière. De même, quand le téléphone sonne pendant une activité ou le HMC (habillage, maquillage, coiffure), on ne décroche pas. Ce sont des règles simples, mais essentielles pour le respect du travail des équipes. On doit écouter les équipes. Il a fallu rappeler que dans trois semaines, c’est l’élection, il faut se ressaisir", a-t-il insisté.
Pour le directeur du concours, impossible d’imaginer une Miss France incapable de respecter ceux qui travaillent autour d’elle. "On ne peut pas élire une Miss France, aussi belle soit elle, si elle ne respecte pas les gens et se comporte mal. On fait comment nous, après, si la Miss France elle se comporte ainsi et ne veut pas faire ses activités car elle en a marre ! Ce n’est pas possible. Miss France, on passe un an avec elle", a-t-il rappelé. Toujours selon Frédéric Gilbert, seuls quelques cas isolés ont nécessité cette intervention, mais leur influence pouvait devenir néfaste. A nos confrères, il a précisé : "J’ai eu au moins 5 ou 6 retours sur un petit groupe de plusieurs personnes. Pas toutes, heureusement. Si on ne casse pas les pattes, cela se gangrène. Ce n’est pas être méchant mais il faut juste rappeler que des choses ne vont pas, faire attention à l’effet de groupe. Ce genre d’attitude peut entraîner les autres. Et celles qui sont exemplaires risquent de se décourager si on laisse filer".
Loin de cibler publiquement des candidates, la direction a préféré rester collective dans sa mise au point sur le "respect du personnel, des équipes" et sur le fait que "Les femmes de ménage ne doivent pas trouver des affaires partout dans les chambres. Et ce n'est pas tout puisque d’autres incidents ont également été relevés. "Hier encore, pendant une activité, certaines n’ont pas été très polies, d’autres ont fait preuve d’un peu d’insolence. Et cela n’est pas possible, on n’est pas leurs domestiques ! Elles n’apprécieraient pas qu’on les envoie bouler. Le respect doit être réciproque. On n’est pas leurs potes. Il faut dire 'bonjour, merci, au revoir', ça reste la base. Ce ne sont pas des règles à l’ancienne. Geneviève de Fontenay, Sylvie Tellier… Toutes y tenaient beaucoup. Et nous aussi". Espérons que le message soit passé !

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