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Mort de Robin Gibb : De Massachusetts au Requiem, les moments les plus marquants

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Robin Gibb, Wish You Were Here , live 2007. Chanson que les Bee Gees avaient dédiée à la mémoire de leur jeune frère Andy (mort en 1988 à 30 ans) dans l'album One (1989), reprise par Robin Gibb en 2003 dans Magnet , quelques jours après la mort de Maurice Gibb .

Un mois après voulu s'accrocher à un espoir aussi malingre que le principal intéressé, les proches de Robin Gibb pleurent l'emblématique chanteur des Bee Gees, mort à Londres, entouré des siens, le 20 mai 2012 à 62 ans des suites de son cancer colorectal. Un chagrin qui affecte également des millions de mélomanes (avec des ventes records supérieures à 220 millions d'albums, cela représente quelques fans...), notamment issus de cette génération qui fut emportée par le tourbillon disco-pop de Saturday Night Fever et pour qui la fratrie anglaise fut une signature culte de la musique des années 1970-1980, dont les harmonies vocales, marquées par le vibrato de Robin et la voix de tête (falsetto) de Barry, resteront longtemps encore une référence.

Des Bee Gees, il n'en reste plus qu'un seul : neuf ans après la mort - quasiment fatale au groupe - de leur frère Maurice, décédé en janvier 2003 dans un hôpital de Miami de suites d'un volvulus, Barry Gibb, 65 ans, a perdu son deuxième frère, Robin, jumeau de Maurice. Dur de perdre sa famille, dur aussi d'accepter la disparition de ses frères quand on est l'aîné, d'autant que le benjamin, Andy, s'était éteint prématurément en 1988. Rentré du Tennessee pour être au chevet de son frère lorsque celui-ci a été victime d'une rechute et de nouveau hospitalisé le 14 avril 2012, tombé dans le coma après avoir contracté une pneumonie, Barry, comme le reste de la famille, était bien conscient que, malgré le réveil de Robin le 20 avril, l'issue semblait inéluctable. Et 48 heures plus tard, le frère de Robin Gibb, sa mère, son épouse Dwina et ses enfants (Spencer et Melissa, nés en 1972 et 1974 de son premier mariage avec Molly Hullis, et Robin-John, né en 1983, fils de Dwina), apprenaient que son cancer du côlon, diagnostiqué en 2010 lors d'une intervention chirurgicale en raison d'un volvulus, gagnait encore du terrain... Une condition qui l'a privé des grands débuts de sa première oeuvre classique, Le Requiem du Titanic, fruit de deux ans de travail avec son fils Robin-John Gibb pour le 100e anniversaire du naufrage du paquebot et enregistrée avec le Royal Philharmonic Orchestra. Il était prévu que Gibb interprète lui-même la chanson Don't Cry Alone à la première, au Central Hall de Westminster à Londres : "C'était le seul endroit où il voulait vraiment être depuis deux ans et demi, et de ne pas pouvoir y être a été pour lui un crève-coeur", s'était ému RJ Gibb.

"Je me demande parfois si les tragédies qu'a endurées ma famille sont la rançon karmique pour toute la gloire et la réussite des Bee Gees" (Robin Gibb, mars 2012)

Dans le sillage du communiqué de la famille ("C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons la disparition de Robin après une lutte acharnée contre le cancer et une dernière intervention chirurgicale"), les marques d'estime et de tristesse ont afflué. Starisé par La Fièvre du samedi soir dont les Bee Gees signèrent la bande originale culte, John Travolta, notamment, a salué avec émotion la mémoire de "l'une des plus merveilleuses personnes qu'il ait connues", décrivant quelqu'un de "talentueux, généreux, un véritable ami pour ceux qui le connaissaient". Les spécialistes de la musique anglo-saxonne, eux, ont rivalisé de louanges pour honorer l'un des artistes-songwriters les plus populaires et les plus importants qu'a comptés la Grande-Bretagne, au même titre que les Beatles John Lennon et Paul McCartney, et remémorer avec admiration ce timbre de voix soul si particulier.

Intronisé au sein de tous les panthéons qui comptent (particulièrement le Hollywood Walk of Fame - 1979 -, le Songwriters Hall of Fame - 1994 -, le Rock and Roll Hall of Fame - 1997 -, le London Walk of Fame - 2005), Robin Gibb a laissé avec (et sans) les Bee Gees une empreinte majeure. Ce n'est pas pour rien que les reprises du tube How Deep Is Your Love par des artistes de premier plan se chiffrent en centaines ! A l'heure de l'ultime adieu, retour sur quelques moments forts et symboliques d'une carrière qui a marqué cinq décades et sept décennies d'histoire musicale, avec des épisodes glorieux ou émouvants. Outre les grands classiques des frères Gibb (Massachusetts, Words, I've Gotta Get A Message To You, I Started A Joke, Stayin' Alive, Night Fever, Tragedy, Too Much Heaven, Alone, Immortality), retrouvez des images des différents épisodes mentionnés dans notre diaporama.

1963, premier single des Bee Gees et débuts de l'aventure australienne : en 1958, la famille Gibb émigre en Australie. Dans le Queensland, Barry, Robin et Maurice fondent leur groupe, qui prend plusieurs noms avant d'adopter celui des Bee Gees. Les chansons que compose Barry sont repérées par une vedette nationale, Col Joye, qui leur met le pied à l'étrier. En 1963 paraît notamment le single The Battle of the Blue and the Grey, leur coup d'essai.

1967, révélation de l'année, comparaison avec les Beatles et premier hit numéro 1 : Rentrés en Angleterre en 1966 et signés chez Polydor, les Bee Gees sont présentés par l'impresario Robert Stigwood comme LA révélation de l'année et mis en compétition avec les Beatles. Après les singles Spicks and Specks et New York Mining Disaster 1941, Massachusetts est leur premier single numéro 1 au Royaume-Uni (n°11 aux Etats-Unis).

1969, Robin Gibb en solo, premier hit : Ayant quitté les Bee Gees après le double album Odessa en raison de jalousies avec son frère Barry, dont il sent bien que leur manager Stigwood veut faire le seul frontman du groupe, Barry Gibb signe un tube avec Saved By The Bell, numéro 2 du top singles outre-Manche. Mais l'album dont il est extrait, Robin's Reign, ne connaîtra pas le même sort, et Robin, qui ne régnera pas en maître sur les charts, reviendra au sein de la fratrie dès 1970.

1971, premier single numéro 1 aux Etats-Unis : Les retrouvailles sont scellées en 1971 par le succès du single How Can You Mend a Broken Heart (album Trafalgar) outre-Atlantique, n°1 des charts, bien amorcé par Lonely Days (sur 2 Years On, album de la reformation). La même année, les Bee Gees contribuent au film Melody.

1977, les Bee Gees donnent la fièvre au monde entier : Totalement au creux de la vague avec un son qui s'essouffle, sollicités pour la bande originale de Saturday Night Fever alors que le film a déjà été tourné et se trouve en post-production (ils n'en ont alors qu'une vague idée pour travailler), les Bee Gees connaissent un tournant dans leur carrière. How Deep Is Your Love, Stayin' Alive, Night Fever et More than a Woman sonnent comme une révolution disco un peu partout dans le monde. Dans le sillage du succès du film et de l'album de sa bande-son, un must-have qui bat des records de ventes, ce sont six chansons des frères Gibbs qui squattent longuement le sommet des charts. Fait amusant, en 1978, le gouverneur de Floride les fera en récompense citoyens d'honneur de Miami, où ils résident.

1987, les Bee Gees à travers le temps : Avec You Win Again, extrait de l'album E.S.P. (le premier en six ans), qui se classe n°1 au Royaume-Uni, les Bee Gees sont le premier groupe britannique à avoir un single n°1 sur trois décennies (1960s, 1970s, 1980s).

1994, un songwriter au panthéon : Si c'est essentiellement Barry Gibb qui a les galons de songwriter en chef, Robin Gibb a cosigné nombre des hits du groupe, ainsi que ses oeuvres en solo. Il est intronisé au Songwriters Hall of Fame du musée des Grammy Awards, en Californie.

1997, One Night Only, la der des ders... qui dure : Le 14 novembre 1997, les Bee Gees donnent à Las Vegas un concert qui aurait dû être unique, comme son nom l'indique. Pensé pour être leur ultime performance en raison des problèmes de dos de Barry, le concert, marqué par une interprétation de Our Love (Don't Throw It All Away) comportant la voix de leur frère décédé Andy ainsi qu'une participation exceptionnelle de Céline Dion pour Immortality, est le live le plus fameux du groupe, qui se convertit finalement en dernière tournée mondiale, jusqu'en 1999.

1999... et 2009, l'Ile de Man timbrée de ses fils prodigues : En octobre 1999, l'Ile de Man, dont les frères Gibb sont originaires, salue leur parcours via une série de timbres postaux inspirés par six chansons (Massachusetts, Words, I've Gotta Get A Message To You, Night Fever, Stayin' Alive and Immortality). Dix ans plus tard, le 10 juillet 2009, Barry, Gibb et, à titre posthume, Maurice sont faits citoyens d'honneur de l'agglomération de Douglas. Entre-temps, Robin Gibb était revenu sur l'île de sa naissance, en 2007, pour un concert au festival local, dont il avait reversé sa part de la recette au service pédiatrique d'un hôpital dont il avait également invité les personnels.

2002/2004, la fierté de Sa Majesté : Barry, Robin et Maurice Gibb sont faits commandeurs dans l'ordre de l'empire britannique dans la promotion du Nouvel An 2002. Mais, en raison du décès de Maurice en 2003, la cérémonie de remise des insignes par le prince Charles n'aura lieu à Buckingham qu'en 2004, dans la plus vive émotion.

2003, Wish You Were Here en acoustique, poignant hommage à Maurice : Deux semaines seulement après la mort de son frère jumeau Maurice, Robin Gibb publie un nouvel album solo, Magnet. Il y reprend, en version acoustique, Wish You Were Here, la chanson que les Bee Gees avaient dédiée à la mémoire de leur jeune frère Andy (mort en 1988 à 30 ans) dans l'album One. Quelques jours plus tard, Barry et Robin Gibb reçoivent le Grammy Legend Award en présence d'Adam, le fils de Maurice, au cours d'une cérémonie très émouvante.

Janvier 2005, One World Project : Philanthrope de longue date, Robin, avec Barry, fait partie du groupe d'artistes (Brian Wilson des Beach Boys, Bill Wyman, Cliff Richard, Boy George...) qui se mobilise en faveur des victimes du tsunami au large de Sumatra avec le single caritatif Gief Never Grows Old.

Septembre 2006, still alive et entouré de beautés : En septembre 2006, Robin Gibb apparaît à l'élection de Miss Monde pour chanter Stayin' Alive, à Varsovie, en Pologne.

Novembre 2006, l'esprit de Noël, le souvenir de Maurice : Robin Gibb signe sa première composition originale depuis la mort de son jumeau et inspirée par ce dernier, Mother of Love, en même temps que son premier album de chants de Noël (Robin Gibb – My Favourite Carols), dédié à sa mère Barbara. Il en offrira les royalties à une association.

2009, Robin-John partage l'Instant Love de son père : Extrait de son nouvel album solo intitulé 50 St. Catherine's Drive, jamais publié, le morceau Instant Love se dévoile dans un court métrage, Bloodtype: The Search, où apparaît et chante Robin-John, fils de Robin Gibb et Dwina. Leur première colaboration notoire. En 2010, Robin et RJ se mettront à travailler ensemble sur The Titanic Requiem, présenté sans Robin le 10 avril 2012.

2009, Robin et Barry réunis : Après plusieurs effets d'annonce, Barry et Robin Gibb se réunissent pour quelques prestations exceptionnelles, la prmeière étant dans le télé-crochet Strictly Come Dancing sur la BBC en octobre 2009, et encore en mai 2010 dans la finale d'American Idol.

Septembre 2011 : Robin Gibb interprète une reprise de I've Gotta Get a Message to You avec les militaires chanteurs The Soldiers, une cover caritative.

Février 2012, dans l'inquiétude générale, son dernier concert : C'est également pour la cause des militaires britanniques blessés que Robin Gibb, bien malmené par son cancer qu'il évoquait pour la première fois en interview le mois précédent, monte sur la scène du London Palladium. Malade, mais heureux, comme si de rien n'était. Tout simplement.

G.J.

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