“Et puis, il y a eu Léon.” Quelques mots seulement ont suffi à Marine Tondelier pour annoncer une nouvelle qu’elle avait choisi de garder secrète pendant plusieurs jours. Ce mercredi 23 septembre 2026, la patronne des Écologistes a révélé sur Instagram avoir donné naissance à son deuxième enfant, un petit garçon prénommé Léon.
Sur le premier cliché publié, la responsable politique apparaît tout sourire, le visage posé contre son bébé vêtu d’une marinière rouge et blanche. Sur une seconde photo, elle dévoile le petit poignet du nouveau-né et son bracelet de maternité. "Léon est né le vendredi 18 septembre 2026 à Lens. Et tout le monde va très bien !", écrit-elle. Une arrivée qui s’est produite légèrement plus tôt que prévu et dont Marine Tondelier et son conjoint ont souhaité profiter loin de l’agitation extérieure. "J’avoue, on a profité de son arrivée un peu en avance pour garder quelques jours cette belle nouvelle rien que pour nous et préserver une parenthèse magique en famille", explique-t-elle dans sa publication.
La maman s’est également amusée de la drôle de coïncidence concernant le prénom de son deuxième fils. Alors que la venue du pape Léon XIV en France approche, elle assure que ce choix n’a absolument aucun rapport : "Je précise que lorsque nous avons choisi ce prénom il y a longtemps, on ne savait rien de la venue du pape en France ;)". Déjà maman de Joseph, né en 2018, Marine Tondelier accueille ainsi son deuxième enfant après un parcours beaucoup plus compliqué qu’elle ne l’aurait imaginé. La responsable politique avait choisi de raconter publiquement les difficultés rencontrées pour parvenir à cette nouvelle grossesse. Elle avait d’ailleurs levé le voile sur une fausse couche qui l’avait profondément éprouvée. "J’ai eu le choc d’apprendre à la première échographie que la grossesse n’irait pas au bout. J’ai vécu des semaines très difficiles", avait-elle confié.
Avec son conjoint, elle s’était ensuite engagée dans un parcours de procréation médicalement assistée. Plusieurs FIV avaient été tentées, sans parvenir au résultat espéré. Face à l’enchaînement des échecs, le couple avait finalement décidé de mettre son projet de deuxième enfant en pause. C’est précisément au moment où Marine Tondelier ne s’y attendait plus qu’elle était tombée enceinte. Une grossesse d’autant plus particulière qu’elle s’est déroulée en parallèle d’une période politique particulièrement intense. Marine Tondelier a été désignée candidate des Écologistes pour l’élection présidentielle de 2027 et devient ainsi la première prétendante à l’Élysée à avoir fait campagne enceinte. Quelques heures seulement avant la naissance de Léon, elle participait encore à une réunion à l’Élysée.
Après cette naissance, Marine Tondelier entend nécessairement modifier son organisation. Elle a précisé que l’accouchement s’était “très bien passé” et qu’elle allait, au moins pendant quelque temps, “travailler différemment”. Une situation nouvelle puisqu’elle doit désormais mener de front les premiers mois de son bébé et sa campagne présidentielle. Elle avait déjà prévenu que son enfant resterait sa priorité. Elle explique aujourd’hui vouloir “essayer d’inventer comment concilier une campagne présidentielle et un nouveau-né”, tout en rappelant que “la santé et le bien-être” de celui-ci doivent primer. Elle n’envisageait toutefois pas de “partir quatre mois” en congés. Cette expérience personnelle nourrit également plusieurs sujets que Marine Tondelier souhaite mettre en avant politiquement.
Après avoir elle-même connu une fausse couche, la PMA et plusieurs FIV infructueuses, elle veut notamment parler davantage de santé reproductive et d’infertilité. Dans sa publication, elle rappelle que l’infertilité touche “1 couple sur 5 en France” et estime que ces questions doivent avoir leur place dans le débat politique. Elle veut également attirer l’attention sur le post-partum. Citant Santé publique France, Marine Tondelier affirme qu’une femme sur trois se trouve en situation de souffrance psychique deux mois après son accouchement. La candidate souhaite plus largement profiter de sa campagne pour défendre l’idée d’un “pays à hauteur d’enfants”.
Et elle se voit même peut-être déjà de retour avant la fin de la semaine. “Je l’avais suivie à distance avec émotion, sentant qu’il se passait quelque chose…” écrit-elle à propos d’une marche sur le climat qui s’était déroulée en 2018 juste après la naissance de son premier enfant. Huit ans plus tard, l’histoire se répète, mais peut-être différemment : “Cette fois-ci, qui sait, si on est en forme, on y sera peut-être (mais pas loin de la maison). À samedi ?”