Il y a des souvenirs qui valent bien plus que leur prix. En septembre 2026, les objets personnels de Brigitte Bardot ont affolé les enchères à l’Hôtel Drouot, à Paris. Parmi eux, sa guitare flamenco a trouvé une acquéreuse particulièrement touchée par son histoire : Sarah Bourgeois, fille du compositeur Gérard Bourgeois, qui a signé avec Jean-Max Rivière plusieurs chansons de la star, dont La Madrague.
Dans les colonnes de Var-Matin, la jeune femme raconte son attachement à cet instrument chargé de souvenirs. "Il y a derrière moi achat une histoire assez singulière. Je suis la fille de Gérard Bourgeois, compositeur de la musique de La Madrague, Moi je joue ou C’est rigolo, écrites avec Jean-Max Rivière parmi une trentaine de chansons pour Brigitte Bardot. Plus de soixante ans après la naissance de cette chanson devenue indissociable de BB et de sa maison de Saint-Tropez, la guitare qui se trouvait précisément à La Madrague rejoint donc la famille de celui qui en avait composé la musique", explique-t-elle. L’instrument, de marque Admira et fabriqué par Manitas de Plata, était estimé entre 300 et 500 euros. Mais l’émotion a fait grimper les enchères jusqu’à 9000 euros. "J’ai également acquis la rocking-chair et son miroir psyché qui est depuis dans ma chambre, j’aurais voulu tout acheter", confie Sarah Bourgeois, toujours à Var-Matin. La vente organisée par Millon, le 21 septembre 2026, réunissait 285 lots provenant des demeures de Brigitte Bardot, à Saint-Tropez et à Paris. Elle a rapporté près de 954 000 euros, frais compris, au bénéfice notamment de la Fondation Brigitte Bardot et de son fils unique, Nicolas-Jacques Charrier.
Mais la guitare n’est pas le seul bien de la star qui a retenu l’attention de Sarah Bourgeois. La jeune femme a également failli racheter l’appartement parisien de Brigitte Bardot, situé rue de la Tour, dans le XVIe arrondissement. Un lieu intime dont le salon avait été reconstitué à l’identique à l’Hôtel Drouot pour l’exposition précédant la vente. Dans Var-Matin, Sarah Bourgeois revient sur cette acquisition finalement abandonnée au dernier moment. "Avec mon époux, nous avions remporté cette autre enchère il y a trois mois. Mon idée était d'en faire une maison-musée ou bien une maison d'hôtes autour du culte de Brigitte Bardot", explique-t-elle. Mais tout ne se passe pas comme prévu : "Premier accroc, la vente n'a pas abouti car nous n'avions pas atteint le prix de réserve. On nous a dit malgré tout qu'en ajoutant une somme, l'appartement nous revenait. Nous étions donc sur le point de signer le compromis devant le notaire, lorsque nous avons été informés de gros problèmes d'urbanissme à régulariser. Et cette fois, c'est nous qui avons dû nous désister avec grande tristesse..."
Si la guitare a finalement rejoint son foyer, l’appartement parisien, lui, restera un rêve avorté. Mais à travers cet instrument, Sarah Bourgeois conserve désormais un objet chargé d’histoire, à la croisée de l’héritage musical de son père et du destin de l’inoubliable Brigitte Bardot.