Depuis plus de vingt ans, Antoine de Maximy parcourt la planète avec son sac à dos et sa célèbre chemise rouge dans J'irai dormir chez vous. De l'Argentine à la Chine, en passant par l'Ethiopie ou le Japon, l'animateur et réalisateur de 66 ans est devenu une figure incontournable du voyage à la télévision. Pourtant, enfant, il n'a pas eu la chance de découvrir le monde. Dans le podcast Coloscopie de Laurent Baffie, il revient avec sincérité sur la situation financière de ses parents, qui limitait fortement les escapades familiales.
Au micro de l'humoriste, Antoine de Maximy raconte avoir grandi dans un foyer où l'argent manquait, en raison du choix de vie de ses parents. "Dans ma famille, il n'y avait pas de blé, annonce-t-il alors. Parce que mes parents voulaient faire de la peinture, ils voulaient être artistes peintres et ils n'ont jamais lâché. Donc comme ils ne vendaient pas, on n'avait pas d'argent." Ainsi, il se souvient avoir bénéficié d'aides non négligeables : "Je me rappelle, on a vécu essentiellement avec les allocations familiales. On faisait partie probablement des seuls gamins qui trouvaient que la cantine, c'était vachement bien. Parce que chez nous, c'était nouilles et patates tout le temps. Pendant des années, c'était nouilles ou patates et parfois durant les jours de fête, c'était nouilles et patates." Une situation entièrement liée au métier de ses parents, artistes. Ils n'avaient pas de grands moyens mais une passion dévorante. "Mon père a fait un dessin avec des petits traits entrecroisés qui fait 82 mètres de long. Il faut être cinglé pour faire ça. C'est plus de 14 ans de travail, parce qu'il y est venu puis il est reparti... Et ma mère peignait sur des cagettes qu'elle récupérait sur les marchés, confie-t-il. Et comme elle peignait sur les lattes, elle peignait des gens en prison, les interstices devenaient des barreaux."
Aujourd'hui adulte, Antoine de Maximy vit à son tour de sa passion : le voyage. Et lorsqu'il n'est pas à l'autre bout du monde, il retrouve un quotidien beaucoup plus calme dans sa maison située en banlieue parisienne. Installé avec sa compagne Magali dans un pavillon qu'il a entièrement restauré, il cultive un mode de vie à son image : simple, authentique et loin du superflu. Son intérieur est composé presque exclusivement d'objets de récupération, dans ce qu'il décrit lui-même comme un "bordel organisé". Pas de télévision, très peu de décoration et même une tondeuse rangée dans la cuisine : chez lui, la praticité prime. "Mon père disait : 'quand c'est rangé, c'est perdu'. C'est vrai chez moi", confiait-il à Côté Maison. Après avoir passé une grande partie de sa vie à dormir chez les autres, l'animateur apprécie désormais ce refuge paisible, où il reçoit ses proches autour de repas simples... souvent composés de nouilles, un clin d'œil involontaire à son enfance.