Invité des Rencontres du Papotin, Yannick Alléno s'est livré avec une grande sincérité sur l'épreuve qui a marqué sa vie. Interrogé lors de l'émission, le chef étoilé est revenu sur le départ de son fils Antoine, renversé à Paris en mai 2022 par un automobiliste qui circulait à bord d'un véhicule volé. Un drame qui continue de guider chacun de ses pas.
J'ai vu mon fils par terre
Au cours de l'entretien, une question simple lui est posée : "Tu as perdu tes parents ?" Yannick Alléno répond alors avec émotion : "Non, j'ai perdu un fils par contre. Il est mort d'un monsieur qui avait volé une voiture et qui lui est rentré dedans en plein Paris. Et il n'a pas survécu. Donc mes parents sont toujours là oui. Par contre mon fils me manque beaucoup". Relancé sur les circonstances, le chef explique qu'Antoine était à l'arrêt lorsqu'il a été percuté : "Il était arrêté à un feu rouge et il a pris la voiture dans le dos. Voilà, il avait 24 ans. J'ai vu mon fils par terre." Des images qui restent gravées dans sa mémoire.
Face à cette épreuve, Yannick Alléno confie que sa vision de la vie a profondément évolué. "Je vais te dire, ta vie, elle change complètement. Ton regard sur les choses change complètement. Il te manque une grosse partie de toi-même. Après, il faut survivre parce qu'il reste plein de gens autour de ça." Il cite notamment son épouse Laurence, ainsi que son autre fils, Thomas, qui a lui aussi besoin de lui. Il se souvient également des mots de son père juste après le drame : "Tu restes droit, j'arrive." Une phrase qui l'accompagne encore aujourd'hui : "Depuis, j'essaye de rester droit."
Depuis le départ d'Antoine, Yannick Alléno a choisi de transformer cette épreuve en action. Avec son association Antoine Alléno, il accompagne les familles confrontées à la perte d'un enfant et mène un combat pour une meilleure sécurité routière. Au cours de l'émission, il rappelle que les accidents de la route demeurent la première cause de mortalité chez les jeunes en France. Il explique suivre lui-même les chiffres et souligne que, le mois précédent l'enregistrement, 66 jeunes de moins de 25 ans avaient perdu la vie sur les routes françaises.
Pour le chef étoilé, l'objectif est clair : faire en sorte que les familles concernées ne traversent pas cette épreuve dans l'isolement. "Ce qu'on essaye de faire, c'est venir en aide aux familles qui ont perdu un enfant parce que quand tu te retrouves dans cette situation, tu es seul. Nous, ce qu'on amène avec l'association, c'est d'essayer de dire aux familles qu'elles ne sont pas seules." Un engagement qu'il poursuit sans relâche, en mémoire d'Antoine.
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