Hugo Philip est décidément un homme d'affaires aguerri. Récemment invité dans le podcast The Elevate House, l'influenceur et compagnon de Caroline Receveur, s'est livré sur son aventure entrepreneuriale. Le jeune papa est notamment revenu sur la naissance de sa marque de vêtements Cruel Pancake. Un parcours semé d'embûches et de doutes, mais qui s'est finalement soldé par un jackpot retentissant.
Tout commence sous le soleil californien. À l'époque, Hugo Philip a l'habitude de chiner et déniche des pépites au look résolument américain qui font sensation auprès de sa communauté. "On part plusieurs fois à Los Angeles et là-bas, je fais des frippes et je tombe sur des fringues super cool que je ramène en France, c'était des gros sweats, un peu US Campus. Les gens me demandent des équivalents et je vois qu'il n'y en a aucun et là je me dis qu'il y a peut-être un truc à faire", confie-t-il.
Entre son idée et la mise en ligne, deux longues années s'écoulent. Pour démarrer, le jeune homme la joue modeste et investit ses propres économies. "Je ne mets pas beaucoup d'argent, 10 ou 15 000 euros. Je lance un tout petit batch de produits, je shoot moi-même et puis je lance la collection", explique-t-il. Conscient de la puissance de sa notoriété, il partage chaque galère avec ses abonnés. Mais le jour J, c'est la douche froide. Face à l'engouement monumental, avec pas moins de 400 000 visiteurs uniques, son site s'effondre. Le système ne tient pas la charge et l'équipe est contrainte de faire entrer les clients un par un.
Une situation qui provoque la colère de ses abonnés. Hugo Philip se souvient de ce cauchemar : "Et donc les gens ont eu une énorme frustration parce qu'ils se sont dit 'Ça fait un an qu'on suit ton aventure, tu lances ta collection et on ne peut même pas l'acheter'." Bien que tout son stock se soit écoulé en un clin d'œil, le businessman vit ce moment comme un terrible échec face aux torrents de critiques. "Après tout est soldout mais au départ je me dis que c'est un désastre parce qu'on m'écrit pour me dire que c'est honteux, qu'il y a un service client pourri. Donc je me dis j'arrête, c'est fini, j'ai déçu tout le monde. J'ai tout vendu mais tout le monde est dégoûté."
Mais il en faut plus pour abattre la détermination d'Hugo Philip. Loin de baisser les bras, il se remet en question et frappe très fort six mois plus tard. Sa nouvelle stratégie ? Proposer de la pré-commande pour ne plus avoir de limites de stock et ne produire que ce qui est réclamé. Le résultat est tout simplement astronomique. "Et là on fait 1,2 million de chiffre d'affaire en deux heures", lâche-t-il, la fierté dans la voix. Une consécration incroyable qui a définitivement scellé le fonctionnement de son entreprise : "Après ça a été le model régulier de Cruel Pancake : des drops tous les six mois."