Il a beau être né à Bergerac, ce n’est pas cette ville que Pascal Obispo choisit pour se ressourcer loin du tumulte de la capitale. Le chanteur avait donné un indice sur sa destination favorite dans le tube qui l’a fait découvrir : Tombé pour elle. Il y évoquait l’île aux Oiseaux, située dans le bassin d’Arcachon et célèbre pour ses cabanes tchanquées, perchées sur pilotis. L’interprète de Lucie et Fan a sans surprise choisi ce beau spot pour accueillir Audrey Crespo-Mara lors de son portrait pour Sept à Huit.
Dans l’émission TF1, l’artiste de retour avec son album Héritage justifie son choix : “Vous m’avez demandé un endroit important de ma vie”. Il raconte qu’il y venait en bateau avec sa famille, son oncle et ses cousins, lorsqu’il était enfant. Et c’est au Cap Ferret qu’il a élu domicile la plupart du temps. Sur la plage, il évoque avec l’animatrice : “J'ai préféré privilégier cet endroit. Avant, je rentrais à Paris neuf mois de l'année et maintenant, c'est plutôt le contraire et c'est beaucoup plus agréable”.
Depuis 2004, Pascal Obispo est propriétaire d’une grande maison au Cap Ferret (Gironde), qui n’était autre qu’un centre de vacances avant de devenir son refuge. Pour le reportage, il ouvre les portes de son studio d’enregistrement, qui reste actif comme le prouve sa cabine mais qui a désormais une mission supplémentaire pour le compositeur. Car en plus des chansons, Pascal Obispo créé des peintures. Et pour offrir un endroit “sûr”, “préservé” et “protégé” à ses œuvres, il n’hésite pas à les entreposer au milieu des instruments.
Habitué à passer du temps à Paris pour sa carrière, l’acolyte de Florent Pagny et de Zazie n’y trouve plus son bonheur : Il vit désormais “loin de la pollution, de la violence, des gens énervés, du speed parisien". "Moi de toute façon, je ne suis pas parisien. J’ai habité à Paris pour le travail. Moi c’est pas du tout mon ADN”, dit-il sans détour à la journaliste venue découvrir son nouveau quotidien.
À 61 ans, Pascal Obispo n’a pas caché qu’il a eu des problèmes de santé l’empêchant de remonter sur scène. La tranquillité et la mer sont aujourd’hui des arguments de poids pour le Cap Ferret : “Mon ADN, c'est ici, c'est la mer, c'est l'océan, je suis de l'Atlantique. En fait, je suis comme l’Atlantique”. Un chanteur-peintre qui ne regrette pas Paris le moins du monde et qui se voit d'ailleurs très bien finir sa vie dans la région.