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Prince Harry nu à la une : Les explications fermes de The Sun, un débat national

Sept ans après avoir fait sa une "Harry the nazi" avec une photo du prince Harry déguisé en officier nazi à l'occasion d'une soirée costumée en 2005, The Sun, le plus populaire - et pas le moins racoleur - tabloïd britannique, a fait acte d'insubordination vendredi 24 août 2012 en publiant en une, contre la volonté de la famille royale et malgré les admonestations de l'organe de contrôle de la presse britannique, les photos de Dirty Harry nu dans une suite d'un palace de Las Vegas lors d'une partie de strip-billard. Des souvenirs impérissables de sa semaine de vacances avec une bande de copains dans la Cité du Péché.

Concernant "l'affaire de moeurs", le prince de 27 ans écope globalement de la clémence générale - même en Grande-Bretagne, où on s'interroge plus sur le rôle des agents chargés de sa protection -, notamment au motif qu'il est un bon soldat et un joyeux drille conférant un supplément d'humanité et de vitalité à la monarchie. Le volet "hypermédiatisation" et "mauvaise pub pour la couronne", lui, est beaucoup plus épineux : tandis que le palais royal tente d'éteindre la mèche en rappelant qu'il s'agissait d'une scène de la vie privée d'un membre de la famille royale, domaine que la presse britannique a coutume d'épargner, The Sun a mis le feu aux poudres au nom de la liberté de la presse et de la censure terrible avec laquelle les médias d'outre-Manche doivent composer. Déjà tenus tacitement au respect du pacte moral passé avec la famille royale suite à la mort tragique de Lady Diana, mère de Harry, en 1997, résultat de la traque médiatique dont elle faisait l'objet, qui consiste à ne pas violer la sphère intime des royaux en échange de quoi ceux-ci mettent en scène publiquement leurs activités, ils tremblent depuis des mois sous l'épée de Damoclès du rapport à venir de l'enquête Leveson, investigation initiée suite au scandale des écoutes téléphoniques de News International (News of the World). Un contexte de double censure que nous développions dans notre précédent article.

The Sun a donc décidé d'entrer en résistance, et, pour ne pas être taxé de ne vouloir que faire de l'audience avec ce coup médiatique, a retourné la situation pour en faire, via un communiqué emphatique, le prétexte à un soulèvement contre l'oppression, soulignant comment les entraves officielles vont à l'encontre d'un "débat national" et parlant de "test crucial" pour la liberté de la presse. Voici les explications du tabloïd... propriété de News International :

"Nous agissons ainsi en dépit des avertissements des avocats de la famille royale - et voici pourquoi.

Mais avant, clarifions un point. The Sun ne porte AUCUN jugement moral sur les frasques dénudées d'Harry avec des filles dans un hôtel de Las Vegas. Loin de là. Il joue souvent avec le feu pour un royal, mais il a 27 ans, est célibataire, et c'est un soldat. Nous l'aimons bien.

Nous publions les photos parce que nous pensons que les lecteurs du Sun ont le droit de les voir.

Les raisons vont au-delà de cette simple histoire.

Les images ont d'abord été publiées sur le web il y a trois jours. Mais les avocats du palais royal, via la Press Complaints Commission (PCC, l'organisme de surveillance de la presse), ont défendu aux journaux britanniques de les imprimer sous peine d'atteinte à la vie privée de Harry et au code de la PCC.

Dès lors, tous les médias britanniques - papier, Internet et TV - s'y sont référés et ont invité leurs lecteurs et spectateurs à les découvrir sur TMZ.com, le site qui les a publiées le premier, et sur de multiples autres sites qui ont suivi le mouvement.

Cette couverture médiatique a placé ces photos à un clic de souris de chacun des 77% de foyers britanniques ayant accès à Internet.

Des millions les ont trouvées sans problème sur des sites, du Canada à la Nouvelle-Zélande. Hier, les photographies étaient incontestablement tombées dans le domaine public partout dans le monde.

Cela a engendré un débat public légitime concernant le comportement de cet homme qui est troisième dans l'ordre de succession au trône et dont l'implication dans les activités officielles est croissante, à l'image de la récente cérémonie de clôture des Jeux olympiques.

Et pourtant, bien que le débat se soit propagé dans les maisons, les usines, les bureaux et les pubs, la presse avait toujours interdiction formelle d'utiliser les images en question.

Les millions et millions de personnes qui lisent les infos sur papier, ou non pas accès au web, n'ont pas pu prendre part à cette conversation nationale, puisqu'ils n'ont pas pu voir les images.

Les avocats de la famille royale affirment qu'il n'y a pas d'intérêt public à ce que The Sun produisent ces photos. C'est la litanie de ceux qui cherchent à museler les journaux les plus vibrants au monde, ici en Grande-Bretagne, en déclarant de manière hautaine qu'une histoire n'est pas "d'intérêt public" comme si c'était une vérité inattaquable.

Mais il en va clairement de l'intérêt public concernant la publication des images de Harry, de manière à ce que l'opinion soit pleinement informée dans ce débat. Les photos ont un impact potentiel sur l'image du prince en tant que représentant de la Grande-Bretagne dans le monde.

Des questions se posent quant à sa sécurité au cours de ses vacances à Las vegas. Des questions aussi sur l'impact sur sa carrière militaire.

En outre, nous considérons que Harry a lui-même compromis sa vie privée.

Ce ne sont pas des images de lui et une petite amie à Balmoral [résidence d'été de la famille royale en Ecosse, NDLR]. Le prince était à Vegas, capitale de la fête d'un pays aux lois vigoureuses en matière de liberté d'expression, s'éclatant dans la piscine puis invitant des étrangers dans sa chambre d'hôtel pour une partie de strip-billard.

Ce ne sont vraiment pas les agissements d'un homme conservant jalousement le secret sur sa vie privée.

Et, dommage pour Harry, ce qui arrive à Vegas ne reste pas à Vegas.

Il faut comparer cela avec le prince William et Kate, dont le désir d'une lune de miel intime et paisible a été respecté par la presse britannique (mais pas par les Américains [qui ont publié des photos un an après, NDLR]) conformément à l'arrangement que nous avons adopté avec la famille royale par le passé et que nous continuerons sans aucun doute de respecter.

Enfin, nous considérons qu'imprimer ces photos EST CONFORME au code de la Press Complaints Commission, sur la base d'un précédent avis de la PCC en faveur d'un magazine britannique ayant publié des images largement vues sur Internet. La PCC avait alors déclaré que concernant la vie privée, son code "exigeait que la Commission examine l'étendue de la propagation indiquant que les documents sont déjà du domaine public". Elle avait conclu ainsi : "La Commission a estimé que les images étaient si largement diffusées qu'il était impossible que la Commission déclare leur utilisation par le magazine abusive." Nous avons demandé à la PCC d'expliquer en quoi ce cas-ci est différent.

Les images du prince Harry constituent un test crucial pour la liberté de la presse britannique.

C'est absurde que, à l'ère d'Internet, des journaux comme The Sun soient empêchés de publier des histoires et des images déjà vues par des millions de personnes sur cette foire d'empoigne qu'est le web.

Il était vital pour nous de les publier."

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