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Quai d'Orsay : Thierry Lhermitte, ministre hilarant, recrute Raphaël Personnaz

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Quai d'Orsay va sortir en salles à point nommé. Alors que le véritable ministère des Affaires Etrangères français est actuellement en train de se diviser sur la question syrienne, suscitant des moqueries ici et là, Bertrand Tavernier tourne en dérision ce poste stratégique en réalisant une comédie sur le Quai d'Orsay version Dominique de Villepin. Une nostalgie amusée et assumée pour le réalisateur de La Princesse de Montpensier, qui filme un Thierry Lhermitte classe, hyperactif et hilarant face à Raphaël Personnaz, son jeune cerveau découvrant les ficelles d'un ministère où règnent le chaos, l'indécision et les petites contrariétés politiques.

Alexandre Taillard de Vorms (Thierry Lhermitte) est grand, magnifique, un homme plein de panache qui plaît aux femmes et est accessoirement ministre des Affaires Étrangères du pays des Lumières : la France. Sa crinière argentée posée sur son corps d'athlète légèrement hâlé est partout, de la tribune des Nations unies à New York jusque dans la poudrière de l'Oubanga. Là, il apostrophe les puissants et invoque les plus grands esprits afin de ramener la paix, calmer les nerveux de la gâchette et justifier son aura de futur prix Nobel de la paix cosmique. Alexandre Taillard de Vorms est un esprit puissant, guerroyant avec l'appui de la Sainte Trinité des concepts diplomatiques : légitimité, lucidité et efficacité. Il pourfend les néoconservateurs américains, les russes corrompus et les chinois cupides. Le monde a beau ne pas mériter la grandeur d'âme de la France, son art se sent à l'étroit enfermé dans l'Hexagone. Le jeune Arthur Vlaminck (Raphaël Personnaz), jeune diplômé de l'ENA, est embauché en tant que chargé du "langage" au ministère des Affaires Étrangères. En clair, il doit écrire les discours du ministre ! Mais encore faut-il apprendre à composer avec la susceptibilité et l'entourage du prince, se faire une place entre le directeur de cabinet et les conseillers qui gravitent dans un Quai d'Orsay où le stress, l'ambition et les coups fourrés ne sont pas rares... Alors qu'il entrevoit le destin du monde, il est menacé par l'inertie des technocrates.

Une vision désabusée de la politique où Bertrand Tavernier excelle dans un humour que l'on voit rarement chez lui. Bien sûr, Quai d'Orsay rappelle La Conquête et le succès critique du film de Xavier Durringer avec Denis Podalydès. Présenté à Toronto au début du mois, Quai d'Orsay est avant tout l'adaptation de la bande dessinée éponyme. Son metteur en scène explique d'ailleurs qu'un homme de la trempe de Dominique de Villepin manque à la France actuelle : "Il nous manque quelqu'un qui ait ce style, cette ampleur, cette vision de la France." "Quand j'ai commencé ce film, peu après la sortie de la bande dessinée, il n'y avait pas la Syrie", a expliqué le réalisateur. "Je ne faisais pas ce film pour rechercher l'aide d'un événement. Je pensais que la BD, puis le film, avaient suffisamment de force pour avoir un sens large. Quand j'ai revu le film récemment, je me suis dit que chaque réplique prenait maintenant un sens très fort."

"Quai d'Orsay", en salles le 6 novembre.

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