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Scandales de pédophilie dans l'Église : Quel sort pour le film "Grâce à dieu" ?

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Le long métrage "Grâce à dieu" de François Ozon – dont le sujet brûlant porte sur les actes de pédophilie au sein de l'Église – s'inscrit dans un contexte particulier puisque le procès du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, s'est tenu en janvier.

Double bonne nouvelle pour François Ozon ! Le réalisateur a eu la fierté de voir son nouveau film, Grâce à dieu, primé lors du 69e festival de Berlin. Le long métrage qui traite de la pédophilie dans l'Église a reçu le Grand prix de la part du jury présidé par Juliette Binoche. On apprend désormais que la justice a autorisé par le film à sortir comme prévu mercredi 20 février, malgré l'opposition du prêtre mis en examen dans le dossier, indique l'AFP.

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Le père Preynat, prêtre lyonnais poursuivi pour agressions sexuelles et qui n'a pas encore été jugé, avait assigné François Ozon en référé pour obtenir un report de la sortie en salles de ce film. "La décision très bien motivée reconnaît que le film – avec les avertissements qui l'accompagnent – ne justifie pas les mesures demandées qui menaçaient sa sortie," s'est réjoui auprès de l'AFP Paul-Albert Iweins, l'un des deux avocats du producteur et du distributeur du film.

Pour Emmanuel Mercinier, avocat du père Preynat, le juge "considère que le fait d'insérer un carton à la dernière seconde du film indiquant que le père Preynat bénéficie de la présomption d'innocence répond aux exigences de la loi, la culpabilité de ce dernier n'étant dès lors pas présentée comme acquise". Il a regretté "amèrement cette décision, non seulement dans l'intérêt du père Preynat, mais plus largement dans l'intérêt général". "Présenter durant deux heures comme coupable un homme qui n'a pas encore été jugé comme tel constitue une atteinte à la présomption d'innocence," a-t-il dit. Frédéric Doyez, avocat lyonnais du père Preynat, a indiqué à l'AFP que le prêtre ferait appel, mais que cela n'empêcherait pas le film de sortir.

Grâce à Dieu donne seulement les prénoms des victimes mais cite nommément le cardinal Barbarin, le père Preynat et Régine Maire. Selon François Ozon, leurs noms "étaient déjà dans la presse". À Lyon, une autre audience avait lieu ce lundi concernant ce film : une ex-membre du diocèse de Lyon, Régine Maire, représentée dans le film, réclame que son nom n'apparaisse pas dans le long métrage.

Le procès du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, et de cinq autres personnes pour non-dénonciation d'agressions sexuelles pédophiles dans cette affaire s'est tenu début janvier à Lyon. Le jugement est attendu le 7 mars. Le film n'aura donc pas subi ce que le réalisateur aurait qualifié de censure. En effet, à Berlin, celui à qui l'on doit Swimming Pool avait déclaré que si la sortie du film était suspendue jusqu'au procès du père Preynat, "ce serait une sorte de censure".

Ce dossier intervient alors qu'un nouveau scandale secoue l'Église : le pape François a reconnu les agressions sexuelles subies par des religieuses, victimes de prêtres.

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