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Serge Aurier, ses insultes au PSG : "J'ai fait une grosse connerie"

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Serge Aurier revient au micro de RMC-BFM sur sa vidéo dans laquelle il insulte son entraîneur et quelques uns de ses coéquipiers, le 14 février 2015
Le défenseur du Paris Saint-Germain s'est lancé dans une opération pardon après le scandale provoqué par sa vidéo tournée samedi soir. Excuses, mea culpa et encore des excuses, Serge Aurier, cible du football français, doit désormais faire face au vesitaire parisien.

Laurent Blanc, "une fiotte". Angel Di Maria, "un guignol". Salvatore Sirigu, "guez". En 45 minutes, dans une vidéo live sur Périscope samedi soir, Serge Aurier a provoqué un séisme au coeur du PSG, à quelques jours du match face à Chelsea en Ligue des champions. Dimanche 14 février, le jeune homme de 23 ans se confondait en excuses dans tous les médias.

Une grosse connerie

Que s'est-il passé dans la tête de Serge Aurier lorsqu'il a réalisé cette vidéo live avec un pote rencontré au sein du RC Lens et dont Zlatan Ibrahimovic a demandé une traduction ? Probablement rien. Insultes homophobes, remarques déplacées, partenaires provoqués, le défenseur s'est lâché. Incompréhensible à quelques jours du rendez-vous le plus important pour son club de ce début d'année 2016 face à Chelsea en 8e de finale de Ligue des champions. Moins de 24h après le séisme médiatique, Serge Aurier, mis à pied par son club, a entamé une difficile opération communication.

Il y a d'abord les excuses officielles, couleur du PSG sur le dos, devant le logo du club sur la chaîne beIN Sports. Il reconnaît ainsi "une grosse connerie", et veut "[s]'excuser auprès du coach, du club et de [s]es coéquipiers, auprès des supporters". Et Serge Aurier de répéter inlassablement ses excuses : "Je tenais à m'excuser particulièrement au coach (sic), aujourd'hui je ne peux que le remercier pour tout ce qu'il fait pour moi depuis mon arrivée ici à Paris. Il m'a voulu, je suis venu, et ça se passe super bien, donc je pense que je lui dois beaucoup, et c'est pour ça que je m'excuse sincèrement pour tout ce qui a été dit et je regrette sincèrement. J'accepte toutes les sanctions que le club aura mis à mon égard concernant cette histoire, j'ai fait une connerie et je suis impardonnable et je suis prêt à assumer toutes les conséquences."

Les conséquences ? Le joueur sera sans doute suspendu quelques matches, comme l'an passé lorsqu'il avait insulté un arbitre dans un vidéo Facebook et devra régler une grosse amende. Mais le club ne laissera jamais partir un joueur de 23 ans acheté 12 millions d'euros en 2014 et dont la valeur a plus que doublé, sachant qu'il est devenu l'un des meilleurs mondiaux à son poste. Ou quand la logique économique et sportive prend le dessus...

Opération communication

En attendant, Serge Aurier s'est confié à plusieurs médias. Et cette fois-ci, le jeune homme au salaire estimé à 360 000 euros par mois a cadré sa communication. Sur L'Équipe ou RMC, Serge Aurier a raconté. Souvent la même chose. "A la base, c'était un réseau que je découvrais, avec un ami qui me posait des questions, j'y répondais et on rigolait. Ce n'était vraiment pas pour faire mal à quelqu'un", dit-il ainsi sur L'Equipe. "J'ai voulu profiter de ce moment-là pour, on va dire, m'amuser aussi", poursuit-il sur RMC.

A plusieurs reprises, il évoque "une grosse erreur", "une grosse connerie", présente encore et toujours ses excuses auprès des différentes personnes, joueurs, entraîneur et supporters. Et tente un semblant d'explication pour RMC : "Si vous regardez bien dans la vidéo, je suis en plein délire. Ce sont des questions auxquelles je ne fais même pas attention quand je réponds parce que c'est une application où il y a du monde, et c'est pour rigoler."

Depuis, Serge Aurier "a mal" se dit "pas très fier" de son image mais assume toutes les conséquences, qu'elles puissent venir du club ou du vestiaire, alors qu'il n'a pas encore rencontré ses partenaires, et qu'il ne le fera probablement pas avant le match de mardi face à Chelsea. "Je suis quelqu'un d'affectif à la base donc je n'aime pas trop qu'on s'acharne sur moi. J'ai vu les proportions que ça a pris aujourd'hui. Ça me fait un peu mal parce que j'aurais préféré que ça se passe autrement. J'aurais préféré participer à l'aventure de ce groupe qui attend ce match depuis très longtemps. Mais aujourd'hui, je vais juste apporter mon soutien, c'est tout. Je n'ai pas grand-chose à dire à part que je suis vraiment désolé et que le plus important, c'est le match, pas moi", conclut-il sur RMC.

J'aurais massacré Aurier

Depuis sa sortie, Serge Aurier est également la cible du foot tricolore. Christophe Galtier, l'entraîneur de Saint-Etienne, s'est ouvert sur la situation du club parisien : "Le PSG va devoir gérer une crise qui arrive à un moment important, venant d'un joueur qui n'était pas grand-chose avant d'arriver à Paris et qui était au contact des plus grands joueurs, parmi les meilleurs européens, et d'un grand entraîneur. J'espère qu'il ne sera plus au contact de personne !"

Guy Roux, l'emblématique entraîneur de l'AJ Auxerre et père spirituel de Djibril Cissé, a lui demandé à ce qu'il aille en prison... "J'aurais massacré Aurier. Et j'aurais réfléchi à quelle sanction nous pouvons prendre. Je suis révolté. On est des hommes on ne peut pas faire n'importe quoi", a-t-il confié sur Europe 1, estimant que le PSG avait été "trahi".

Raymond Domenech, toujours sur Europe 1, estime que la place du latéral n'est plus à Paris. "Il met son entraîneur en difficulté, mais aussi les joueurs dont il parle, notamment en disant que Zlatan Ibrahimovic fait ce qu'il veut. Quelque part, son avenir devient incertain. Il s'est fragilisé et a mis tout le monde en difficulté. Son avenir à long terme ne peut pas être au PSG", dit-il ainsi, même s'il reconnaît que virer Serge Aurier serait impossible : "Le problème du licenciement d'un bon joueur, c'est que le lendemain il signera chez un concurrent sans indemnité de transfert. On ne peut pas virer comme ça les gens."

Du côté de Lyon, on a également un avis sur la question. Interrogé par L'Équipe, Jean-Michel Aulas a apporté tout son soutien au PSG, son entraîneur et ses dirigeants, alors que se profile le match face à Chelsea. "C'est une affaire grave, d'autant plus que le PSG a une bonne chance de remporter la Ligue des champions cette année", analyse-t-il ainsi, ajoutant : "Et ce qui arrive aujourd'hui est grave car cela remet en cause la responsabilité de Laurent (Blanc) qui est un mec formidable et un bon entraîneur. Je trouve que ce n'est pas très correct (...) C'est une situation qui est extrêmement embêtante."

Reste à espérer une victoire contre Chelsea, qui couvrirait un peu l'incendie provoqué par Serge Aurier...

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