Louis Ducruet, le fils de Stéphanie de Monaco et neveu du prince Albert II de Monaco, s'est imposé ces dernières années comme l'un des membres les plus éminents du Rocher. Si l'aîné de l'interprète de Comme un ouragan n'est que 15e dans l'ordre de succession au trône monégasque, le jeune homme de 33 ans, papa de deux filles (Victoire et Constance), nées de son histoire d'amour avec Marie Ducruet, est régulièrement à l'honneur dans des événements officiels. Mais la passion de Louis Ducruet, c'est avant tout le football. Il a notamment travaillé comme recruteur au sein de l'AS Monaco, entre 2015 et 2019, et a signé avec le club anglais de Nottingham Forest en 2020, pour superviser le mercato. Et régulièrement, Louis Ducruet se mue en supporter pour encourager les footballeurs monégasques. Mais le 9 décembre 2025, lors du match de Ligue des Champions qui a opposé Monaco au club turc de Galatasaray, remporté 1 à 0 par la formation du Rocher, ce qui devait être un moment festif s'est transformée en cauchemar, pour Louis Ducruet : deux hommes ont en effet été jugés le 12 décembre 2025, au Palais de justice de Monaco, accusés de violences envers le neveu du prince, lors d'une rixe survenue après la rencontre, indique Monaco Matin.
Selon le président du tribunal, cité par Monaco Matin, il y avait eu pendant le match des "altercations verbales" et même "une altercation semi-physique, du type coup d’épaule". Mais ce n'est que lorsque l'arbitre a sifflé la fin de la rencontre tandis que les amis de Louis Ducruet "se dirigeaient vers les sanitaires", que la bagarre aurait éclaté. "Je parlais en turc à mon cousin, a assuré le plus jeune des prévenus lors de l'audience, poursuit le site d'actualité monégasque. Je n’ai à aucun moment été agressif et je n’ai pas porté de coups. L’ami de M. Ducruet s’est avancé vers moi agressivement, je l’ai repoussé. Puis M. Ducruet m’a saisi par le cou, ça me serrait de plus en plus. On m’étranglait, j’ai essayé de me débattre." Louis Ducruet a été blessé au visage, au torse, et sur les bras. Lui et ses camarades se sont vus prescrire à 2 à 4 jours d'ITT. "C’était de la légitime défense", a assuré le prévenu. Son père, lui, a assuré que l'intervention du neveu du prince "a fait dégénérer" la situation. "Je n’ai jamais tapé quelqu’un de ma vie, je suis intervenu pour enlever mon fils de ce problème-là", a-t-il confié.
© BestImage, Claudia Albuquerque / Bestimage
Si personne n’était intervenu, cela aurait pu être dramatique
Mais la version de Louis Ducruet est différente. Lors de l'audience, le neveu du prince Albert II de Monaco a témoigné de la violence dont il avait, selon lui, été victime, ce jour-là. "J’ai voulu éviter une escalade de la rixe, je l’ai attrapé par-derrière au niveau du torse, et non du cou, pour l’empêcher de continuer à agresser mon ami, a expliqué le fils de Stéphanie de Monaco, relate Monaco Matin. J’ai reçu des coups de poing au visage, sur le torse, sur les bras." Selon le compagnon de Marie Ducruet, "la sécurité et d’autres supporters turcs bienveillants sont intervenus au bon moment". Car, poursuit-il, "quand j’ai relâché ma garde, j’ai vu le fils avec le poing bien ferme pour m’asséner un coup". "J’ai craint pour ma vie car si je me prenais celui-là, je finissais KO au sol", a indiqué Louis Ducruet devant le tribunal de Monaco, le 12 septembre 2025. Ce jour-là, "j’ai eu peur d’être lynché", a-t-il assuré.
Eva Barilaro-Fabre, qui défendait Louis Ducruet, a pointé du doigt, de son côté, "une violence extrême". "Si personne n’était intervenu, cela aurait pu être dramatique, a assuré l'avocate, poursuit le média monégasque. On a trois supporters monégasques essayant de se protéger les uns les autres face à des supporters virulents." Quant à Roldophe Loctin, l'avocat des deux prévenus, il a défendu la cause des deux supporters turcs. "J’ai un peu du mal quand les loups se drapent dans les habits d’agneaux qui ne reconnaissent rien de leur responsabilité et se disent totalement innocents, a-t-il déploré. Des coups ont été portés, oui, mais des coups d’autodéfense pour faire relâcher la prise." Le tribunal a condamné les deux supporters de Galatasaray à deux mois de prison avec sursis et à une interdiction de fréquenter le territoire pendant trois ans. Ils ont aussi été condamnés à verser 1.000 euros à chacune des victimes.
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