C'est la tradition de Noël de la famille royale norvégienne. Si les Windsor ont leur petite habitude à Sandringham, la Norvège célèbre l'année écoulée par ses monarques avec le documentaire L’année de la famille royale, diffusé à la télévision. Le film propose des entretiens inédits avec le roi, la reine et le couple héritier. Mais depuis 2024, la réputation de la famille royale de ce pays nordique est écorchée par les rumeurs tenaces qui acculent le fils aîné de Mette-Marit : Marius Borg Høiby, né d’une union antérieure de la princesse à son mariage avec Haakon, est accusé de 32 méfaits, dont quatre accusations de viol.
Tout commence en 2024, quand le jeune homme de 28 ans défraye la chronique en étant arrêté à plusieurs reprises, d'abord pour des faits de violence commis sur sa petite amie, puis sur des soupçons de viols. Quelques années plus tôt, il était déjà arrêté pour possession de drogues. Depuis, les diverses accusations de violence ne se sont pas arrêtées : le bad boy de la couronne norvégienne devra répondre à la justice à partir du 3 février prochain, date à laquelle son procès s'ouvrira à Oslo. Un sujet délicat que les membres de la famille royale ont accepté d'évoquer à plusieurs reprises, notamment dans leur documentaire annuel. Si son beau-père, le prince héritier Haakon, a toujours accepté de commenter chaque nouveau développement de l'affaire, sa mère biologique avait choisi de garder plus de distances.
Ce 25 décembre, celle dont la santé inquiète ses partisans s'est enfin laissée aller à commenter les faits : "On m’a reproché des choses graves que je n’avais pas faites. Ce qui m’a peut-être le plus contrariée, c’est d’être critiquée sur notre façon de gérer la situation en tant que parents. On nous a reproché de ne pas avoir pris les choses au sérieux", a affirmé la fille de Sven Olaf Bjarne Høiby, qui avait révélé en 2024 que toute la famille royale était suivie psychologiquement suite à cette affaire. Avant de continuer : "Etre parent est l’une des choses les plus dures qui soient, surtout dans notre situation. On se sent tout le temps coupable. Être critiqué si durement alors qu’on a fait de notre mieux en allant chercher de l’aide auprès de professionnels, nous, mais également le père de Marius… Lorsqu’on vous accuse d’autant de choses il faut au moins que ce soit sur des faits avérés".
Celle qui souhaite que l'affaire soit "traitée par la justice" et non par les médias n'a pas confirmé sa présence future lors du procès très attendu de son fils : "Nous avons déjà une idée précise de la question, mais je ne pense pas que nous soyons tout à fait prêts à en parler pour le moment. Il faudra procéder en temps voulu." Des déboires judiciaires qui ne devraient pas avoir trop d'impact sur l'agenda royal, comme le résume très sobrement le roi Harald V : "Nous continuons comme d’habitude".
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