La succession de Johnny Hallyday aura longtemps créé tensions et incompréhensions au sein du clan familial. Mais derrière les batailles juridiques très médiatisées, une décision plus discrète éclaire la relation entre les deux aînés du rockeur. Comme l’ont révélé nos confrères de Paris Match, David Hallyday a fait le choix d’abandonner la part qui lui revenait au profit de sa sœur Laura Smet.
Le 3 juillet 2020 marque un tournant décisif. Après des mois de conflit, un accord est signé entre Laeticia Hallyday et les deux enfants aînés du chanteur. Selon l'hebdomadaire, David et Laura, "effarés par la dette fiscale potentielle", évaluée à près de 36 millions d’euros, choisissent de ne plus contester le testament rédigé en 2014. En clair, ils renoncent à l’héritage afin de ne pas en assumer le passif. Les seules bénéficiaires deviennent alors Laeticia et ses deux filles, Jade et Joy.
Pour "solde de tout compte", Laura et David perçoivent chacun 1,25 million d’euros. Mais, comme le rapportent nos confrères, David décide de céder intégralement cette somme à sa sœur. Un geste fort et significatif, même si l’aîné des Hallyday n’est pas dans le besoin.
Marié à Alexandra Pastor, riche héritière monégasque et entrepreneuse accomplie, David Hallyday dispose d’une situation financière très confortable. À cela s’ajoute un don consenti par Johnny de son vivant : la moitié d’une propriété située au sein de la très prisée villa Montmorency, dans le XVIe arrondissement de Paris, estimée entre 15 et 20 millions d’euros. Dès lors, comme le souligne Paris Match, Laura Smet hérite finalement de 2,5 millions d’euros.
Pour parvenir à cet accord, les avocats ont également rappelé les dons antérieurs faits par Johnny à sa fille. Une période douloureuse sur laquelle Laura préfère désormais tirer un trait. "Je ne souhaite plus revenir sur cette période", confie-t-elle à Paris Match, évoquant un accord de confidentialité et une lassitude profonde après des années de tensions familiales. De son côté, David conserve les droits d’auteur liés à son travail artistique avec son père. Il continue de percevoir l’intégralité des revenus issus de l’album Sang pour sang, sorti en 1999 et vendu à plus de deux millions d’exemplaires, ainsi que les royalties de la chanson Mirador. "C’est la loi, stricto sensu", rappellent nos confrères.
En renonçant à l’héritage, David et Laura ont laissé à Laeticia Hallyday la charge des dettes fiscales, en contrepartie du droit moral sur l’œuvre de Johnny. Officiellement décisionnaire, la veuve du rockeur continue néanmoins, comme l’explique Paris Match, à échanger avec David et Laura dès qu’il s’agit d’engager le nom Hallyday dans un projet. Une façon, peut-être, de préserver l’essentiel : l’héritage artistique et l’équilibre familial.
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