Un vent nouveau se fait décidément sentir en équipe de France. Fini l'ère Deschamps, Zinédine Zidane entend bien imposer sa patte avec un mot d'ordre : maîtriser chaque détail. Staff remanié, logistique repensée et communication verrouillée, voici les coulisses de la révolution Zizou pour nos Bleus.
Pour commencer, le nouvel entraîneur s'est entouré d'une importante équipe d'encadrement, étoffée à 27 personnes. Le renouvellement y est presque total puisque seuls trois anciens collaborateurs de Didier Deschamps ont été conservés : Clément Ybert (data-vidéo), Guillaume Bigot (JRI) et Mohamed Sanhadji (sécurité et logistique). Le ton est également donné sur la rigueur et la discrétion. Le podologue Marc Retali, qui avait confié sa joie d'être nommé à des confrères, a justement été évincé pour ce manque de réserve, et immédiatement remplacé par Serge Isidro.
Le champion du monde 98 souhaite aussi instaurer une véritable "culture club" en sélection lit-on dans les pages du Figaro. Et puis, ayant trouvé les infrastructures de Clairefontaine et du Stade de France un peu "vieillissantes et peu modifiées par rapport à son époque", il a exigé des aménagements. Au programme de ce rafraîchissement : un agrandissement notable de la salle de soins et une toute nouvelle organisation pour l'espace de musculation.
Par ailleurs, terminée la communication à outrance. Zinédine Zidane a décidé de raréfier sa propre parole en se limitant strictement aux conférences de presse obligatoires (avant et après les matchs). Pour protéger ses joueurs, qui n'apprécient guère l'exercice médiatique, ce sont désormais les membres de son staff technique qui seront régulièrement envoyés devant les journalistes.
Enfin, les habitudes de voyage des Bleus sont totalement chamboulées. Pour éviter la fatigue, l'équipe ne fera plus de crochets inutiles par Clairefontaine entre deux déplacements. À titre d'exemple, la sélection s'envolera directement de la Turquie vers Bruxelles pour son deuxième match prévu lundi 28 septembre. Autre changement majeur et symbolique : pour les rencontres disputées au Stade de France, les joueurs ne dormiront plus à Enghien-les-Bains comme c'était la coutume, mais prendront leurs quartiers dans un hôtel situé en plein Paris.