En mars 2005, le paysage hippique et financier français enregistrait une vente record : la cession de l'intégralité de l'écurie de Jean-Luc Lagardère au prince Karim Aga Khan. Après le décès de l'industriel en 2003, son fils Arnaud Lagardère avait choisi de se séparer de cette branche d'activité. Selon Le Monde, l'opération, bouclée il y a maintenant vingt-et-un ans, portait sur un montant global estimé à 40 millions d'euros.
Ce deal d'envergure incluait deux haras normands, évalués à l'époque à 8,2 millions d'euros pour la partie foncière, ainsi qu'un cheptel de 188 pur-sang. Selon nos confrères, l'objectif principal d'Arnaud Lagardère était de sauvegarder le travail de son père en évitant la dispersion des chevaux. Louis Romanet, alors directeur général de France Galop, saluait à l'époque "la rencontre de deux volontés, celle d’Arnaud Lagardère de préserver le capital génétique réuni par son père, et celle de l’Agha Khan, de relever le 'challenge'".
Si Karim Aga Khan était l'acquéreur historique en 2005, le patrimoine familial a récemment changé de mains au sommet de la hiérarchie. Le prince Rahim al-Hussaini, né en 1971 à Genève et fils aîné du prince Karim, a officiellement succédé à son père le 5 février 2025. Devenu le 50e imam de la communauté ismaélienne nizârite, il a été investi à Lisbonne sous le nom d'Aga Khan V le 11 février 2025. Déjà très impliqué dans la gouvernance du réseau Aga Khan Development Network (AKDN), il assure désormais la gestion de cet empire, incluant les actifs acquis lors de la vente Lagardère.
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