À 42 ans, Christophe Willem fait partie intégrante de l’univers musical français. Découvert dans l’émission Nouvelle Star, celui que l’on surnomme la Tortue depuis ses débuts a lancé sa carrière solo avec son single à succès Double Je, devenu un véritable tube.
Ancien surveillant dans un collège, il célèbre ses 20 ans de carrière dans la musique, qu’il compte fêter avec la sortie d’un nouvel album prévue pour octobre 2026, porté par le single Systaime, avant de se lancer dans une tournée des Zénith à travers la France à l’automne 2027, puis de conclure celle-ci sur la scène de l’Accor Arena.
Invité à parler de son actualité dans l’émission C à Vous sur France 5, samedi 27 juin 2026, celui qui a vendu sa maison du Val-d’Oise pour s’acheter un bien au Brésil a pu revenir sur le harcèlement dont il a été victime durant son adolescence. Plutôt fin et doté d’une voix plutôt aiguë, Christophe Willem a subi les moqueries de ses camarades. Une période compliquée, comme il a pu le rappeler sur le plateau. "C’est très difficile quand on est ado et que, d’un seul coup, on vous colle une étiquette sur votre sexualité ou autre, et vous n’avez même plus la main sur la façon dont on vous définit. C’est hyper dur."
Celui qui essuyait notamment des insultes homophobes se souvient de leur violence et de ce que ces remarques lui faisaient ressentir. "On vous fait comprendre en gros que vous n’êtes pas digne d’exister. C’est hyper violent quand vous êtes ado en recherche de repères." Selon ses dires, cela crée des blessures qui peuvent rester ouvertes par la suite et qui ne sont pas forcément soignées par la notoriété. "Au moindre truc un peu négatif ou un journaliste qui va vous taquiner un peu trop, on a l’impression qu’on réappuie dessus en disant : "Est-ce que c’est bien guéri ce truc-là ?"", a-t-il confié avant de partager son conseil à la jeune génération qui pourrait vivre une expérience similaire.
"On a l’impression que c’est notre existence le problème, parce que c’est vraiment ça qu’on ressent, mais je pense qu’il faut absolument parler", a-t-il affirmé, sous peine de prendre le risque de s’enfermer et de démarrer sa vie d’adulte prisonnier de ces douleurs. Selon le chanteur, "le noyau du problème, c’est l’absence de dialogue."
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