En 2025, Tahar Rahim incarnait un junkie dans le film Alpha, de Julia Ducournau. Pour être le plus crédible possible, l'acteur avait perdu 22 kilos. Une transformation physique qui lui avait demandé une préparation de longue haleine. "Comme les sportifs de haut niveau, il y a le travail, l’abnégation, le tunnel… Ça passe forcément par une préparation physique", avait-il confié au moment de la sortie du long-métrage. De son côté, sa compagne Leïla Bekhti, mère de leurs quatre enfants, s'était montrée inquiète face à cette perte de poids. "Elle commençait à avoir peur. Je lui ai dit : 'T’inquiète pas, j’ai un cardiologue, une nutritionniste-biologiste, et je fais attention'", avait ajouté le comédien de 45 ans.
Une fois le tournage terminé, Tahar Rahim a repris du poids afin de retrouver sa silhouette habituelle. Mais c'est à ce moment-là que les difficultés ont commencé. "Tendinites à tout-va, parce que ce que les tendons détestent le plus, c’est les variations", a-t-il confié dans C à vous, sur France 5, ce lundi 6 juillet 2026. "Ça a duré longtemps", a poursuivi celui qui a rencontré la femme de sa vie en 2007 sur le tournage d'Un Prophète, de Jacques Audiard.
Lorsque Tahar Rahim s'était lancé dans cette impressionnante transformation physique, il avait bien été accompagné par une équipe médicale. Les spécialistes l'avaient notamment mis en garde sur le temps nécessaire à la récupération, mais le comédien avait eu du mal à les croire. "Et également, quelque chose que je n’avais absolument pas accepté d’entendre de la part de l’équipe médicale, c’est que ça allait prendre plus d’un an pour récupérer son énergie vitale. Et ça a pris un an et demi, c’est vrai. Donc je ne le ferai pas deux fois", a-t-il expliqué.
Pour autant, le comédien estime que ces métamorphoses peuvent être indispensables lorsqu'elles servent un rôle. "Quand le personnage le permet et que c’est nécessaire au film, oui, je pense qu’il faut y aller", a affirmé celui qui s'était aussi transformé pour interpréter Charles Aznavour. Selon lui, transformer son corps permet aussi de modifier en profondeur son jeu d'acteur. "On bouge différemment, on se lève différemment… Tout change, et ça entraîne forcément une manière de ressentir les choses, donc ça irradie sur les émotions etc.", a-t-il poursuivi. S'il n'exclut donc pas de se transformer à nouveau pour un rôle, Tahar Rahim évitera désormais une métamorphose aussi extrême.
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