Biographie
- Naissance : 19 mai 1948, Spanish Town
- Signe astrologique : Taureau
- Résidence : Etats-Unis
Beverly Grace Jones naît le 19 mai 1948 à Spanish Town, en Jamaïque. Elle grandit dans cette ville sous l’influence d’une éducation stricte, ses parents, Robert Winston Jones et Marjorie Williams, étant profondément religieux. Lorsque ceux-ci émigrent aux États-Unis, Grace reste en Jamaïque, élevée par ses grands-parents. Elle les rejoint à l’âge de 12 ans à Syracuse, dans l’État de New York.
Adolescente, elle se rebelle contre les normes religieuses imposées par sa famille, notamment l’interdiction de chanter à l’église avec son frère jumeau. Elle se tourne alors vers le théâtre, qu’elle étudie avec passion après l’école.
À New York, Grace Jones multiplie les liens artistiques et sentimentaux. Dans les années 1980, elle entame une relation marquante avec le photographe Jean-Paul Goude, dont elle devient la muse. Ensemble, ils ont un fils, Paulo, né le 12 novembre 1979. Leur relation contribue à forger son image publique et iconique.
Leur union prend fin, et elle noue ensuite une liaison avec l’acteur suédois Dolph Lundgren. Leur relation, qualifiée de tumultueuse, s’étend sur quatre années et fait l’objet d’une médiatisation importante. « Mon temps avec elle était dingue », déclarera plus tard Lundgren.
Après sa séparation d’avec Lundgren, Grace rencontre Sven-Ole Thorsen en 1990, un acteur et karatéka danois avec qui elle entretient une relation ouverte pendant plusieurs années. En 1996, elle épouse Atila Altaunbay, un événement qu’elle qualifiera plus tard comme son seul mariage véritable.
Grace Jones se distingue par son caractère rebelle et son refus des normes traditionnelles. En 1981, elle tente de frapper un présentateur de télévision britannique après s’être sentie ignorée. « J’ai toujours été une rebelle », confie-t-elle, assumant pleinement son comportement atypique et parfois controversé.
Cette attitude, souvent relayée par les médias, renforce son image de figure provocante du show-business. Son tempérament affirmé inspire de nombreuses personnalités, comme Miley Cyrus ou Lady Gaga, qui la considèrent comme une icône audacieuse.
Grace Jones s’engage publiquement en faveur de la communauté LGBTQI+. En 2019, elle se produit à la Gay Pride de New York, marquant le 50e anniversaire des émeutes de Stonewall. Sa participation souligne son soutien constant à cette cause.
Grace Jones marque plusieurs générations par son parcours multidimensionnel, alliant musique, mode et cinéma. Son style excentrique et son allure unique en font une figure emblématique de la fin du XXe siècle.
Sa carrière musicale débute en 1977 avec l’album Portfolio, produit par Tom Moulton. Cet opus, mêlant reprises de comédies musicales et une version revisitée de La Vie en rose, séduit le public et marque sa transition du mannequinat vers la musique.
En 1980, elle sort Warm Leatherette, un album enregistré aux Compass Point Studios aux Bahamas. Avec le soutien du duo jamaïcain Sly and Robbie, elle y explore un mélange de reggae et de new wave, s’éloignant des sonorités disco pour consolider sa réputation internationale.
Nightclubbing, sorti en 1981, devient l’album emblématique de sa discographie. Porté par des titres comme Pull Up to the Bumper et I’ve Seen That Face Before (Libertango), il renforce sa notoriété. Cette dernière chanson est d’ailleurs intégrée à la bande originale du film Frantic de Roman Polanski.
En 1985, elle publie Slave to the Rhythm, un projet à la fois musical et visuel, conçu sous l’influence de Jean-Paul Goude. Ses clips, transformés en véritables œuvres d’art, mettent en avant son talent pour l’innovation scénique.
Quatre ans plus tard, Bulletproof Heart voit le jour, avec des collaborations notables comme celle de Nile Rodgers. Après une période de retrait, elle fait un retour remarqué en 2008 avec Hurricane. Cet album, incluant des morceaux autobiographiques comme William’s Blood et I’m Crying (Mother’s Tears), est salué par la critique. Une tournée mondiale suit, confirmant son statut de légende vivante.
Parallèlement à sa carrière musicale, Grace Jones influence profondément la mode. Elle devient l’égérie de grands couturiers comme Azzedine Alaïa et collabore avec des photographes avant-gardistes, dont Jean-Paul Goude. Son allure androgyne et ses performances théâtrales continuent d’inspirer les artistes contemporains.
- Nightclubbing (1981)
- Slave to the Rhythm (1985)
- I’ve Seen That Face Before (Libertango) (1981)
- Pull Up to the Bumper (1981)
- La Vie en rose (1977)
- Love Is the Drug (1980)
- Warm Leatherette (1980)
- Move (Beyoncé featuring Grace Jones et Tems) (2022)
- Ooh La La (invitée sur la chanson de Janelle Monáe) (2023)
Toute la discographie de Grace Jones sur Purecharts
Grace Jones diversifie ses activités au-delà de la musique et du cinéma. En 1985, elle participe à une campagne publicitaire pour la Citroën CX, réalisée par Jean-Paul Goude. Son image unique et novatrice en fait une égérie marquante des années 1980.
En 1987, elle ouvre La Vie en Rose, un restaurant français situé dans le quartier de Soho à New York. Cette initiative reflète son désir de se diversifier tout en capitalisant sur sa popularité. Sa reprise de La Vie en rose est par ailleurs utilisée dans plusieurs publicités et films, attestant de son influence durable sur la culture médiatique.
player2







