Après plusieurs années passées sous le soleil de la Californie, Benjamin Millepied fait son retour dans la capitale française. L’ancien danseur étoile du New York City Ballet et ex-directeur de la danse de l'Opéra de Paris a retrouvé son quotidien parisien et il s’agit d’un choix qu'il a mûrement réfléchi. Dans les colonnes de Paris Match, le papa d'Aleph et d'Amalia, tous deux nés de son histoire avec la comédienne américaine Natalie Portman, a fait quelques confidences à ce sujet. “Comparé à Los Angeles, Paris est un village”, confie-t-il. Il apprécie de pouvoir prendre son vélo et retrouver rapidement un auteur, un penseur ou un ami autour d’un café. S’il retourne régulièrement à Los Angeles, où il va ouvrir une salle de spectacle, il se dit très heureux à Paris.
Concernant sa décision de revenir dans la capitale, Benjamin Millepied déclare qu’il a fait ce choix pour ses enfants. Il évoque l’autonomie que peuvent avoir ces derniers. “Dans cette ville, un enfant de 15 ans peut sortir et prendre le métro seul, sans avoir besoin que ses parents l’emmènent en voiture”, fait savoir le danseur. Une certaine liberté qui l’envoûte et Paris est l’endroit idéal pour cela. Dans les rues parisiennes, Aleph et Amalia peuvent profiter pleinement et, pour Benjamin Millepied, cette possibilité n’existe pas dans les immensités urbaines américaines.
Concernant les centres d’intérêt de ses enfants, Benjamin Millepied explique qu'Aleph et Amalia ne souhaitent pas suivre ses traces. “Ils viennent voir mes pièces, mais ils ne sont pas danseurs et je n’ai pas l’impression qu’ils en aient l’envie”, confie le danseur. Pour rappel, Benjamin Millepied a grandi dans l’art du mouvement avec sa maman qui était une professeure de danse contemporaine, à qui il rend hommage dans son dernier spectacle. Toutefois, le schéma ne s’est pas répété à la génération suivante. Le chorégraphe ne souhaite pas leur imposer de voie.
Benjamin Millepied enchaîne les projets et il est ravi de pouvoir compter sur la présence de ses enfants à ses côtés. Il présente actuellement trois spectacles aux Folies Bergère, dont “Barbara, du bout des lèvres”, inspiré par la chanteuse qu’il écoutait enfant avec ses parents. Il explique que ses enfants viennent découvrir ses créations, sans pour autant manifester l’envie de devenir danseurs. Il ne souhaite pas leur mettre de pression et apprécie le fait qu’ils soient présents pour le soutenir. Aleph et Amalia se tiennent à distance des barres d'entraînement et des studios et ont bien l'intention de suivre leurs propres chemins.