Chroniqueur régulier des Grandes Gueules sur RMC et RMC Story, Charles Consigny avait déclaré le lundi 19 octobre 2026 que "l’immigration de masse a une responsabilité énorme" dans les violences survenues en marge des manifestations organisées deux jours plus tôt. "Les émeutiers ont de la chance d’être en France. Il faut une déchéance de nationalité pour les binationaux qui ont participé. Il faut arrêter de subir !", avait également ajouté l'avocat. Des propos qui avaient outrée la députée écologiste des Hauts-de-Seine Sabrina Sebaihi. "J’ai saisi la Procureure de la République au titre de l’article 40. Le racisme n’est pas une opinion. L'incitation à la violence est un délit", avait-elle ainsi annoncé sur X tout en relayant la séquence.
Jeudi 5 novembre 2026, Charles Consigny s'est une nouvelle fois fait remarquer en quittant le plateau des Grandes Gueules en direct. Ce jour-là, le cinéaste Mathieu Kassovitz était de passage dans l'émission. À cette occasion, il s'en est pris aux médias en pointant notamment du doigt "un discours qui tend de plus en plus à droite". "Vous laissez les gens dire des choses ouvertement racistes sans les griller, sans les condamner. Monsieur en est un des auteurs", a ensuite ajouté le comédien, en visant spécifiquement Charles Consigny. La réaction de l'avocat ne s'est alors pas faite attendre. "Je trouve ça très insultant. J’ai passé l’âge de me faire insulter (…) par des acteurs subventionnés qui donnent des leçons de morale aux gens, ça ne m’intéresse pas", a-t-il ainsi lâché avant de se lever.
"Au revoir Charles. Je ne savais pas que vous étiez là", va alors lui lancer Mathieu Kassovitz. "J’ai failli ne pas venir parce que vous, BFM, CNews, Radio France, France 2… Il y a une volonté des médias de créer des histoires qui n’existent pas", ajoutera ensuite le cinéaste, à qui l'on doit notamment le film culte La Haine. Finalement, Charles Consigny sera de retour en plateau quelques minutes plus tard. "Je ne t’en veux pas à toi, je ne te tape pas dessus", va alors indiquer Mathieu Kassovitz en s'adressant à lui. "Il faut que vous reconnaissiez les gars qu’on est en train de partir dans un mouvement à droite des médias généralistes. Vous dites qu’il faut mettre la responsabilité sur les parents (des jeunes interpellés, ndlr), jamais sur le gouvernement. Les casseurs sont nécessaires, malheureusement. Parce que les gouvernements ne comprennent que la force", a finalement conclu le réalisateur. "Je passe sur les insultes. Je m’en fous, parce que je m’en fous de ce que vous pensez", lui répondra l'avocat, tout en dénonçant "ce genre de leçons de la part de bobos qui sont eux-mêmes subventionnés jusqu’à l’os".