Biographie
- Naissance : 13 décembre 1976, Dakar
- Signe astrologique : Sagittaire
- Résidence : France
Née Mame Ramatoulaye Yade le 13 décembre 1976 à Dakar, au Sénégal, Rama Yade appartient à la communauté lébou, traditionnellement tournée vers la pêche et l’agriculture. Issue d’un milieu aisé et intellectuel, elle grandit dans une famille où sa mère est professeure de lettres et son père, diplomate, est lié à Léopold Sédar Senghor.
En 1987, à l’âge de 11 ans, elle quitte le Sénégal avec sa famille pour s’installer en France. Après la séparation de ses parents en 1990, elle vit avec sa mère et ses trois sœurs dans une cité HLM à Colombes, dans les Hauts-de-Seine. Elle obtient la nationalité française en 1997.
En 2005, Rama Yade épouse Joseph Zimet, historien et militant socialiste. Fils du chanteur yiddish Ben Zimet, ce dernier a également occupé un poste de conseiller auprès du secrétaire d’État Jean-Marie Bockel.
Le couple accueille une fille, Jeanne, en 2013. Après leur séparation, Rama Yade s’installe aux États-Unis avec sa fille et réside à Washington.
La carrière politique de Rama Yade a été marquée par plusieurs démêlés judiciaires. En 2013, elle est condamnée à une amende de 2000 € pour diffamation après avoir accusé le maire de Colombes de fraude électorale lors des législatives de 2012.
En 2014, elle est reconnue coupable de diffamation envers Manuel Aeschlimann et condamnée à 800 € d’amende avec sursis, ainsi qu’au paiement de dommages-intérêts. La même année, elle est également condamnée pour avoir injurié Jean-Marie et Marine Le Pen.
Rama Yade s’est impliquée dans plusieurs causes sociales et politiques. En 2013, elle signe l’appel « Nous ne nous tairons plus », dénonçant le machisme en politique. Elle participe également à une soirée en faveur du mariage pour tous en janvier de la même année.
Membre du Club Averroes, qui milite pour une meilleure représentation des minorités dans les médias, elle publie en 2011 « Plaidoyer pour une instruction publique », un texte défendant le mérite à l’école. En 2016, elle s’engage contre la corrida en manifestant aux côtés de Renaud.
Figure politique connue pour son franc-parler, Rama Yade s’est distinguée par des prises de position souvent en décalage avec les discours dominants. Révélée sous la présidence de Nicolas Sarkozy, elle a occupé des postes ministériels à partir de 2007 avant de s’éloigner de l’UMP pour rejoindre des formations centristes. En 2017, elle tente une candidature à l’élection présidentielle avant de se tourner vers des activités internationales.
Rama Yade entame sa carrière politique en 2002 en tant qu’administratrice au Sénat, où elle est affectée à la commission des Affaires sociales. En 2005, elle rejoint l’UMP, séduite par la politique de discrimination positive portée par Nicolas Sarkozy. Elle gravit rapidement les échelons et devient, en 2006, secrétaire nationale du parti chargée de la francophonie.
Son engagement au sein de l’UMP lui ouvre les portes du gouvernement en 2007, marquant le début d’une carrière ministérielle remarquée.
Nommée secrétaire d’État aux Affaires étrangères et aux Droits de l’homme en 2007, Rama Yade se fait remarquer par ses déclarations tranchées. Elle s’oppose publiquement à la visite du colonel Kadhafi en France la même année et défend activement les droits humains sur la scène internationale.
En 2009, elle devient secrétaire d’État aux Sports, où elle poursuit son combat contre les discriminations, notamment l’homophobie. Son passage au gouvernement prend fin en 2010, mais son héritage politique reste marqué par son refus des conventions et ses convictions affirmées.
Désenchantée par l’UMP, Rama Yade rejoint le Parti Radical en 2010, sous la présidence de Jean-Louis Borloo. Elle en devient vice-présidente en 2011, mais son ambition de prendre la tête du parti en 2014 se solde par un échec.
Elle s’engage parallèlement au sein de l’Union des démocrates et indépendants (UDI), avant de s’éloigner progressivement de la politique traditionnelle. Ces transitions illustrent sa volonté de dépasser les clivages partisans.
En 2017, Rama Yade lance son mouvement, La France qui ose, dans l’espoir de se présenter à l’élection présidentielle. Faute de parrainages suffisants, sa candidature n’aboutit pas. Elle reste cependant active dans le débat public, notamment à travers ses publications et interventions médiatiques.
Après 2021, elle se retire progressivement de la scène politique française pour se consacrer à des missions internationales. En 2021, elle est nommée directrice Afrique de l’Atlantic Council à Washington, renforçant son expertise sur les enjeux géopolitiques du continent.
Rama Yade a également marqué le paysage politique par ses écrits. En 2011, elle publie « Plaidoyer pour une instruction publique », un texte défendant le mérite scolaire. En 2013, elle fait paraître « Carnets du pouvoir 2006-2013 », un ouvrage retraçant son expérience au gouvernement.
Ses prises de position progressistes, notamment en faveur du mariage pour tous, de la diversité et contre le machisme, ont contribué à enrichir le débat public en France.








player2
player2
player2