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L'actrice Golshifteh Farahani, en exil à cause d'un film avec Leonardo DiCaprio, raconte son quotidien...

L'actrice iranienne Golshifteh Farahani fêtera ses 27 ans loin de son pays natal, puisqu'elle est bannie par l'Iran pour avoir joué dans un film hollywoodien. Depuis le mois d'août 2008, elle est en exil à Paris, vivant auprès de ses amis et de son mari Amin, un homme d'origine iranienne, française et égyptienne. Dans les pages du magazine Elle, Golshifteh raconte ce qui est maintenant une journée habituelle. Son doux quotidien parisien est pourtant marqué par l'Iran, son pays, et par les actes du gouvernement. Extraits.

La "faute" de Golshifteh Farahani est la suivante : elle a donné la réplique à Leonardo DiCaprio et Russell Crowe dans Mensonges d'Etat de Ridley Scott. Ce long métrage raconte la traque d'un des leaders d'Al Qaida, un sujet évidemment sensible. La colère des dirigeants iraniens s'est enflammée pour une autre raison également, mais liée à ce film : le fait que l'actrice apparaisse tête nue le soir de la première, sur le tapis rouge. "C'est la première fois qu'une actrice iranienne apparaissait publiquement sans quelque chose dans les cheveux qui faisait office de voile", lit-on dans Le Monde. La suite tourne au cauchemar : "A mon retour en Iran, le gouvernement m'a accusée d'être une espionne à la solde de la CIA. On m'a interrogée pendant sept mois."

Golshifteh a donc choisi de partir, une décision difficile puisqu'elle a quitté les siens mais qu'elle ne regrette pas : "J'ai pris goût à la liberté." Discrète dans les rues de Paris, la belle comédienne s'autorise une touche de couleur : "C'est mon bracelet vert, la couleur fétiche de l'opposition iranienne." D'ailleurs, cette artiste également musicienne virtuose continue son combat en enregistrant une chanson avec Mohsen Namjoo avec qui elle a sorti un album en 2009, Oy. Ecoutez un extrait ci-dessus.

Avant son film américain, Golshifteh était déjà une star en son pays et elle a encore une fois montré son talent dans l'excellent long métrage A propos d'Elly qui a remporté l'Ours d'argent à Berlin en 2009. Son prochain projet est aussi sous la direction de sa compatriote Marjane Satrapi, dans Poulet aux prunes avec Mathieu Amalric, Chiara Mastroianni et Jamel Debbouze. Comme Golshifteh, Marjane a dû fuir l'Iran mais dans les années 80. Cette auteure de bande-dessinée avait su capter avec poésie la difficile réflexion sur l'identité dans Persépolis, les livres et le film d'animation.

C'est toutefois avec une terrible frustration qu'elle aborde son pays : "Toute cette répression dans le sang, tout ce gâchis. Et toutes ces arrestations arbitraires." Golshifteh cite Clotilde Reiss, la jeune Française accusée d'espionnage, mais aussi le cinéaste Jafar Panahi (Sang et or), qui fut emprisonné et donc empêché d'être membre du jury du 63e festival de Cannes. Ces deux personnalités sont désormais libres, mais elles montrent à quel point il est dangereux de s'opposer aux diktats du gouvernement iranien.

"Une journée avec Golshifteh Farahani", article à retrouver dans Elle, édition du 18 juin 2010
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