En février dernier, Laurie Cholewa, animatrice sur Canal+ et voix bien connue d'Europe 1, pensait simplement passer une visite de routine mais le rendez-vous a brutalement changé sa vie. La figure du petit écran se souvient pourtant avoir poussé la porte de son gynécologue sans grande appréhension : “Je n'étais pas à ma date de contrôle mais je voulais savoir si je n'étais pas en préménopause. J'ai failli annuler le rendez-vous parce que j'avais mille trucs à faire”, confie-t-elle dans les colonnes du magazine Gala. Mais au cours de l'examen, la discussion légère s'interrompt net. Le médecin vient de détecter une masse au niveau de la poitrine. Pour la journaliste, le choc est brutal et les larmes coulent instantanément. Il faut dire que la maladie a déjà lourdement frappé sa famille : son père a emporté un cancer du pancréas à 54 ans, sa mère a affronté un cancer du sein avec une double ablation à seulement 38 ans, et sa grand-mère y a laissé la vie. Suivie de très près avec mammographie, échographie et IRM annuelles, Laurie Cholewa avait par ailleurs surmonté un pré-cancer du côlon trois ans plus tôt.
Le diagnostic ne tarde pas : la tumeur décelée dans sa poitrine est bien cancéreuse, mais fort heureusement localisée. Si une ablation partielle couplée à de la radiothérapie est d'abord envisagée, l'animatrice préfère trancher dans le vif et opte pour une double mastectomie. Un choix radical pour écarter tout risque de récidive. Dans cette épreuve, son mari, le producteur Greg Levy, s'avère alors d’un soutien sans faille : “Mon mari m'a dit : "Je te comprends, je te soutiendrai." Avec ma mère et mon frère, ils ont été formidables”, confie-t-elle. Cela dit, face à la peur d'abandonner une part de sa féminité, c'est surtout l'image de ses deux enfants, Rose (7 ans) et Niels (6 ans), qui lui donnera la force d'avancer.
Pour Gala, la productrice et animatrice s'est livrée sur la lourdeur de cette intervention et sur l'immense soulagement qu'a représenté sa reconstruction immédiate. “Je ne savais pas que ça existait. Rentrer et ressortir du bloc avec une poitrine, ça allège un peu la souffrance”, explique-t-elle sans détour. Et si certaines séquelles physiques restent bien présentes, à ses yeux, cela n’est rien d’autre que “le prix à payer pour être sereine” face à la maladie.
Consciente d'avoir bénéficié d'une prise en charge rapide en clinique privée, Laurie Cholewa n'oublie pas la réalité de nombreuses femmes tributaires des longs délais de l'hôpital public. C'est précisément pour cela qu'elle a choisi de prendre la parole publiquement : balayer les tabous et transformer son histoire en message d'espoir, notamment à l'occasion d'Octobre Rose qui récolte des fonds pour la recherche mais surtout sensibilise les femmes au dépistage du cancer du sein. "Je suis la preuve que le dépistage est crucial !" conclut-elle.