Invité sur RTL par Marc-Olivier Fogiel, Alain-Fabien Delon - désormais officiellement Alain Delon - a dressé un tableau saisissant des dernières années de vie de son père. Il décrit une dégradation cognitive alarmante : "De 2019 à 2023, des tests cognitifs qu'il a ratés, qu'il n'a jamais réussis, avec des scores en dessous du seuil limite qui était considéré comme de la démence." Certains matins, raconte-t-il, "il pouvait se réveiller et il pensait qu'il était encore à l'époque de ses 70 ans…", signe d’une perte de repères grandissante. Après l’AVC, confirme-t-il, c’était un autre Alain Delon, très faible, "et tous les éléments médicaux le prouvent." Ces révélations redonnent une perspective nouvelle aux tensions familiales déjà très médiatisées.
Car dans cette affaire, la famille est au cœur de toutes les fractures. Alain-Fabien, devenu papa d'une petite Romy avec sa compagne Laura, vise directement sa sœur Anouchka Delon, qu’il accuse d’avoir profité de la vulnérabilité de leur père : "Je pousse pour l’indignité successorale de ma sœur. J’ai pas envie qu’elle touche quoi que ce soit. Pas même un centime." Il évoque son rôle en Suisse et son influence sur les décisions : "Elle n’était pas physiquement présente mais elle gérait ses affaires et s’est positionnée comme vice-présidente, puis a profité de cette position pour, je pense, s’enrichir." Il affirme qu’elle percevrait "des dividendes parfois à hauteur d’un quart de million d’euros", tandis que lui assure "se débrouiller" et être habitué à vivre avec peu. Dans l’ombre de ces accusations, la bataille autour de la société ADIL, des licences et d’un patrimoine qu’il évalue "à 25 millions d’euros divisés par quatre" renforce encore les tensions.
Pour Alain-Fabien, l’affrontement ne fait que s’ouvrir : "La prochaine étape, c’est le pénal. Et si ça prend 15 ans, 20 ans, j’en ai rien à faire." S’il assure préférer une discussion familiale, il juge la démarche presque impossible : "Si on n’arrive pas à avoir assez de maturité pour venir discuter autour d’une table, alors ça se réglera devant les tribunaux compétents." À travers cette interview dense et brutale, c’est une famille Delon divisée qui se dévoile, sous fond d'enjeux financiers colossaux. Une succession qui s’annonce longue, douloureuse et inévitablement publique.
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