Après avoir beaucoup fait parler pour ses propos, Françoise Laborde évoque la décision de l'Arcom
Publié le 12 mars 2026 à 17:00
Ajoutez Ode à vos sources préférées
Après l’amende de 100 000 euros infligée à CNews par l’Arcom le 5 février dernier, Françoise Laborde monte au créneau. Dans une tribune publiée dans Le Figaro ce mercredi 11 mars, la journaliste dénonce ce qu’elle considère comme une atteinte à la liberté d’expression.
Après avoir beaucoup fait parler pour ses propos, Françoise Laborde sort de sa réserve et répond
A la suite d’une amende de 100 000 euros infligée à CNews en février dernier suite à ses propos sur les attaques du 7 octobre, la journaliste Françoise Laborde monte au créneau

Françoise Laborde au conseil régional d'Ile de France annonce une mobilisation en soutien au peuple iranien "Iran, Vie, Liberté" .

© Lionel Urman / Bestimage Elle dénonce ce qu’elle considère comme une atteinte à la liberté d’expression.

Françoise Laborde à la soirée de gala "Enfance Majuscule" au profit de l'enfance maltraitée à la Salle Gaveau à Paris le 10 décembre 2025. 
© Marc Ausset-Lacroix/Bestimage La journaliste  a bien tenté un recours. Il a été rejeté car seule la chaîne peut être sanctionnée, pas l'intervenant ayant tenu les propos.

Françoise Laborde à la Soirée de gala "Action Enfance fait son cinéma" au Grand Rex à Paris, le 20 septembre 2021.
© Pierre Perusseau/Bestimage Elle bataille pour avoir le droit de se défendre et explique : "Être désignée, mais privée du droit d'être entendue"

Françoise Laborde lors de la Signature de la Charte PFDM (Pour les femmes dans les médias), contre le harcèlement et les agissements sexistes dans les médias, au ministère de la Culture, à Paris, France, le 21 janvier 2020. © Giancarlo Gorassini/Bestimage Les répercussions ont été immédiates et bien réelles pour la journaliste qui dénonce des "attaques, insultes, campagnes de dénigrement, atteinte à la réputation"

Françoise Laborde participe à l'opération 'lecture pour tous" au Lycée Calmette de Nice le 6 décembre 2016.

Bruno Bebert / Bestimage

Tout remonte à l'été dernier. Dans l'émission L'Heure des pros 2 été sur CNews, la journaliste de 72 ans Françoise Laborde avait évoqué les attaques du 7 octobre en s'interrogeant sur ces “naïfs occidentaux” qui découvraient avec horreur que ceux qu'ils considéraient comme des “opprimés” se révélaient en réalité être “sauvages” et “sanguinaires”. Des mots jugés par l'Arcom (Autorité de Régulation de la Communication Audiovisuelle et Numérique) comme encourageant des comportements discriminatoires envers les Palestiniens. 

Le 5 février, l'autorité de régulation a donc sanctionné CNews d'une amende globale de 100 000 euros : 75 000 euros liés directement aux propos de Françoise Laborde, 25 000 euros pour des déclarations de Noëlle Lenoir sur les Algériens.  La journaliste, passée notamment par France Télévisions et qui a été membre du CSA entre 2009 et 2015 avant de devenir chroniqueuse politique sur CNews, a bien tenté un recours. Il a été rejeté le 27 février. Motif : seule la chaîne peut être sanctionnée, pas l'intervenant ayant tenu les propos.

C'est ce point qui cristallise sa colère. “C'est précisément là que commence le problème”, écrit-elle. “Être désignée, mais privée du droit d'être entendue. Sur le papier, la sanction vise une société. Dans la réalité, les propos cités permettent une identification immédiate.”  Les répercussions ont été immédiates et bien réelles pour la soeur de Catherine Laborde : “Modification immédiate de ma fiche Wikipédia, et aussi attaques, insultes, campagnes de dénigrement, atteinte à la réputation”, confie-t-elle au Figaro

Françoise Laborde défend la liberté d'expression

Au-delà de son cas, la journaliste s'inquiète d'un phénomène plus large. La décision de l'Arcom envoie, selon elle, un message implicite : “Mieux vaut ne plus citer, ne plus analyser, ne plus développer, sous peine qu'un raisonnement soit 'saucissonné' puis requalifié après coup.” Ce qu'elle traduit en une formule : “Ce n'est pas une censure proclamée ; c'est une autocensure organisée.” 

La journaliste se dit prête à aller devant les juges nationaux et européens pour faire reconnaître “un principe démocratique : on ne transige pas avec la liberté d'expression”. Par ailleurs, la sœur de la regrettée Catherine Laborde traverse une période personnellement éprouvante : un an après la disparition de la météorologue, elle s'est publiquement opposée au livre publié par son compagnon Thomas Stern, qu'elle juge indigne de sa mémoire.

Par Louise Martin | Rédactrice
Koh Lanta, Les Marseillais mais aussi Mariés au Premier regards… Louise Martin est une télévore qui essaye, à ses heures perdues, de refaire les gâteaux qu’elle admire devant le Meilleur Pâtissier… mais elle ne risque pas de gagner le tablier bleu ! Les réseaux sociaux n’ont pas de secret pour elle, les derniers scoops, les dernières émissions, elle les connaît tous.
À propos de
Françoise Laborde
Françoise Laborde
Neuf mois après le départ Catherine Laborde, Françoise et Geneviève, ses deux sœurs, sortent du silence à l'occasion d'un événement spécial
22 octobre 2025 à 09:03
Après le départ de sa soeur Catherine, Françoise Laborde donne son avis bien tranché sur la fin de C8
11 février 2025 à 20:02
Tous les articles
Mots clés
People Personnalités Françaises Télé Photo