À 90 ans, Aldo Maccione, la star comique des années 70 et 80, continue de cultiver le mystère autour de sa vie privée. "Il ne répond plus à mes messages depuis des années", confie Claude Lelouch au Parisien, qui avait révélé le talent de l’Italien dans L’Aventure, c’est l’aventure. De son côté, Michel Drucker admet, presque étonné : "C’est la première fois de ma carrière que je perds de vue quelqu’un".
Longtemps résident de Saint-Paul-de-Vence, village perché des Alpes-Maritimes où habitait Yves Montand, Maccione s’était installé dans un hameau tranquille mais isolé, où il partageait parfois des moments avec ses voisins, comme le sculpteur Trizan : "On parlait pétanque", révèle t-il à nos confrères du quotidien. Mais, rattrapé par l’âge et la charge devenue trop lourde de sa maison, l’acteur a finalement quitté sa villa pour un cadre plus urbain.
"Quelqu’un finit par nous lâcher sa nouvelle adresse", lit-on ensuite, précisant que le comédien a choisi une résidence privée et sécurisée, à une quinzaine de minutes de son ancien village, entre Cagnes-sur-Mer et Antibes. Selon le site de la résidence, il s’agit d’"un ensemble résidentiel de haut standing au cœur d’un parc arboré de 130 hectares", équipé d’une piscine olympique, de courts de tennis et de padel, de terrains de pétanque et de nombreux services médicaux. L’accès y est strictement contrôlé : badge obligatoire pour les résidents et visiteurs, et un personnel vigilant veille à préserver la tranquillité de l’acteur.
Nos confrères du Parisien ont d'ailleurs tenté de pénétrer dans cette enclave de luxe. Mais en vain. Après avoir demandé à rencontrer Maccione, les journalistes ont été priés de faire demi-tour : "Au début, on l’appelait mais ça le met de mauvaise humeur. Il ne veut pas être dérangé. Vous n’êtes pas le premier". Ce souci de discrétion n’empêche pas Maccione de sortir occasionnellement avec son épouse et quelques proches. "Ce n’est pas un homme seul", rassure un restaurateur du coin.
Cette discrétion contraste avec la notoriété qu’il a connue, notamment pour des films comme On a retrouvé la 7e compagnie où il incarnait Tassin. Le site Allociné précise d'ailleurs que pour des raisons de négociation salariale, Maccione n’avait pas participé au second opus et son rôle avait été repris par Henri Guybet. Le réalisateur Robert Lamoureux se souvenait de lui comme "un homme charmant" malgré ses caprices et sa forte personnalité.
Même si le comédien a tourné extrêmement peu après les années 2000, notamment dans Travaux on sait quand ça commence en 2005, il n’a plus accordé d’interviews depuis 2004. Aujourd’hui, sa vie est celle d’un retraité qui privilégie la sérénité à la médiatisation, entouré d’un confort sécurisant et de ses souvenirs d’une carrière comique qui a marqué plusieurs générations.
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