Dans un entretien exclusif accordé à Thibaut Gauthier pour Le Figaro La Nuit, Bénabar a donné rendez-vous au journaliste devant la mairie de Saint-Mandé, un lieu chargé de sens pour le chanteur de 56 ans. D’abord saisi par l’élégance du bâtiment, le journaliste s’amuse de la boutade de l’interprète du Dîner : "C’est une de mes résidences". Bénabar poursuit, avec cette chaleur familière qui le caractérise : "C’est ma ville de cœur, c’est la ville où mes gosses ont été à l’école, où je me suis marié, où nous habitons. Donc c’est chez moi, Saint-Mandé. Moi, je suis content de montrer la banlieue du sud-est. Je viens de l’Essonne, d’une très belle banlieue. J’y suis très, très, très sensible : c’est vraiment la banlieue de la classe moyenne qui a fait ma vie, quoi."
Au fil de la promenade, le papa de Manolo et Ludmilla croise une patrouille de police à laquelle il adresse un signe complice. "Ils vous connaissent ?", s’amuse l’animateur. "En bien, j’espère. Mon fils fait des fêtes à la maison quand on n’est pas là, donc bon…", répond le chanteur en riant. Engagé depuis 2007 au sein des Enfoirés pour les Restos du Cœur, Bénabar est aujourd’hui de retour avec un nouvel album, Le Soleil des absents.
Lors de cet entretien, l’artiste a également confié sa foi profonde et intime, évoquant la médaille de la Vierge Marie qu’il porte toujours autour du cou. "J’ai grandi dans le catholicisme. D’origine italienne par ma mère, ma famille est culturellement chrétienne. Nourrie des valeurs de fraternité, de solidarité, de combat pour la justice… Des vrais ‘cathos de gauche’ ! Pas question de ne pas aller à la messe le dimanche ni de sécher le catéchisme", confiait-il il y a quelques années dans Psychologies.
Je tiens à leur transmettre les valeurs du christianisme
Il ajoutait encore : "Je ne me suis pas marié à l’église, mes enfants ne sont pas baptisés, mais je tiens à leur transmettre les valeurs du christianisme, qui reste discrètement présent en moi. Un christianisme qui ressemble à cette médaille de la Vierge que je porte autour du cou… sans m’en apercevoir.". Entre la banlieue qu’il chérit, les valeurs qui l’ont façonné et cette foi portée comme un talisman discret, Bénabar avance toujours fidèle à ce qu’il est.
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