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Bruno Solo : Cinéma, notoriété, dérives de la télé-réalité... Il se confie !

Il est 15h lorsque Bruno Solo, 49 ans, apparaît décontracté, disponible, le regard et le sourire francs. Depuis trois jours, nous cohabitons joyeusement au Radisson Blu Palace de Djerba, en Tunisie, dans le cadre de l'Escapade des Stars. Un événement où people et journalistes se retrouvent pour échanger autour de leur métier respectif et faire un break avec la vie rapide. Ses copains acteurs l'attendent pour un tournoi de tennis, mais "Tant pis ! J'avais dit que je serais là, je suis là", lance-t-il. Il est comme ça, Bruno : il tient sa parole, il s'engage, il respire la sincérité et la sympathie. Facile, donc, de passer des heures à dialoguer de ses projets, de télévision, de cinéma... Purepeople.com s'est autorisé une dizaine de minutes afin de le laisser aller tâter de la raquette. Déjà passionnant. Rencontre.

Vous êtes acteur, réalisateur, scénariste et surtout producteur... Un véritable couteau suisse. Vous dormez, parfois ?

Oui parce que je suis très organisé, comme un couteau suisse justement. J'ai une boîte de production qui marche suffisamment bien pour avoir des associés, des collègues, qui font le travail quand je suis en tournage. Lorsque j'en reviens, je lis les projets qu'on m'envoie, je fais des réunions de production. Je ne sors pas le soir, j'ai une vie tranquille.
Je ne vous cache pas qu'il y a des périodes où je suis un peu débordé quand même ! En ce moment, c'est un peu le bazar car je tourne deux films en même temps et je répète une pièce. Et même dans ce cas, je ne m'occupe véritablement de rien. Les acteurs, nous sommes très assistés, on a juste à bien jouer quand on nous dit ''action''.

Dans les années 1990 vous jouiez à l'amuseur dans le Top 50 aux côtés d'Yvan Le Bolloc'h sur Canal+. Cela vous tenterait-il d'ajouter la corde d'animateur à votre arc ?

Pas du tout, je ne saurais pas faire ce métier. Lorsque tu fais ça, tu as le devoir - et c'est remarquable ! - de ne pas montrer ta condescendance pour certains invités et de masquer, ou tout du moins atténuer, ton admiration pour d'autres. De rester intéressé et pertinent, que tu aies en face de toi un grand professeur de médecine ou une candidate de télé-réalité. Michel Drucker, Jean-Pierre Foucault, Antoine de Caunes, on peut dire ce qu'on veut, ils ont cette qualité-là. Pas moi. Faire semblant de m'intéresser à la carrière d'une chanteuse dont fondamentalement je me fous, c'est impossible.

La télévision, prisme à travers lequel le grand public vous a suivi quotidiennement au début des années 2000 dans "Caméra Café", est un média qui vous intéresse ?

Bien sûr ! C'est un meuble qui contient des choses merveilleuses, et d'autres qu'il faut regarder avec le recul et l'ironie nécessaires. Je regarde des films qu'on n'a pas la chance de voir au cinéma, je suis branché sur des chaînes comme Turner Classic Movies. Je regarde aussi beaucoup de documentaires, mais jamais les chaînes d'informations, car l'info en rafale je trouve cela dangereux. Je ne regarde pas non plus les programmes de variété, sauf la Nouvelle Star, avec mes enfants. On y découvre des artistes formidables, que d'autres émissions n'auraient pas pu mettre en lumière. Julien Doré, à The Voice par exemple, n'aurait pas fait long feu. Et pourtant, c'est un artiste ! Moi, j'aime les artistes, même s'ils ne chantent pas forcément juste. Je suis touché par ce qu'ils racontent, les émotions qu'ils font passer. Par contre, un comédien, j'ai besoin qu'il joue bien ! (rires).

Alors qu'il présentait "La Vie d'Adèle" dernièrement en Roumanie, Abdellatif Kechiche s'en est pris au système de financement du cinéma français. Pour lui, la liberté de création est difficile à imposer chez nous, contrairement aux États-Unis...

C'est une véritable bataille... Mes associés et moi sommes producteurs indépendants, nous n'appartenons à aucun groupe, ne sommes affiliés à aucun distributeur et aucune chaîne, donc nous savons bien ce que c'est. Pour chaque projet, il faut se bagarrer, pour convaincre qu'on a envie avant tout de raconter une histoire et ne pas simplement être tributaire ou esclave d'un box-office qu'on nous inventerait et qui ne veut rien dire.

Pour vous, le ''choix du public'' n'est pas une mesure à prendre en compte à tout prix ?

Je trouve cela formidable, les gens qui affirment ce que veut le public ! C'est quelque chose d'indéfinissable ! Ce sont de nombreuses individualités, qui vont en masse voir une oeuvre. Mais dans ce rassemblement qui va voir par exemple le film Intouchables qui a fait vingt millions d'entrées, il y a vingt millions de raisons d'avoir été devant l'écran. Quand je produis, ma philosophie, c'est de faire quelque chose qui me plaît, qui nous plaît - nous sommes plusieurs -, en espérant que notre choix fédère le plus grand nombre, et non pas se dire : "Voilà ce qui plaît en ce moment, et si on allait dans ce sens ?" Parce que le public, c'est mouvant. Si tu donnes aux gens matière à ce qu'il n'aient plus envie de réfléchir et juste prendre ce qu'on leur donne, ils se laissent faire, c'est humain. Mais si tu les remues en ne proposant quelque chose, en les rendant plus curieux, peut-être que la sacro-sainte audience n'arrivera pas immédiatement ou même pas du tout, mais au moins, ça interpelle, ça élève, ça peut leur faire ouvrir un livre, bouger.

Que pensez-vous justement des programmes de télé-réalité reposant sur des concepts si légers qu'on ne les perçoit pas, mais qui fédèrent de nombreux téléspectateurs ?

Je n'ai rien contre les gamins qui font Les Ch'tis à Hollywood par exemple. On leur propose d'aller aux États-Unis, en vacances sous le soleil, de danser en boîte de nuit, ils sont ravis. Ce qui est cynique, c'est l'exploitation qui en est faite par ceux qui les produisent et les diffusent. Nabilla, que va-t-elle devenir dans trois ans quand un nouveau phénomène prendra sa place ? Dans notre métier, c'est ça aussi. Un comédien, lorsqu'on l'a trop vu, on n'en veut plus. Mais nous, on défend des textes, des idées, des messages, il y a un fond. C'est de l'art. Donc même si on nous ne voit plus, il est toujours temps de faire une carrière parallèle, tandis qu'eux... Ils sont des objets tellement fabriqués, que quand tout s'arrête brutalement, ils sont désespérés. Regardez ce qui arrive à la pauvre Loana. J'espère qu'elle s'en sortira.
C'est dégueulasse car on les prend, on les épluche, ils y croient. Le pire, c'est qu'ils savent à l'avance que cela va se passer comme ça, mais ils pensent qu'eux s'en sortiront mieux que les autres. Tu parles ! Ils sont broyés par cette machine.

La notoriété, vous l'abordez comment ?

Être connu est un accident de parcours. Je n'ai jamais voulu être comédien pour cette raison, j'avais envie de défendre des textes, d'être au service d'un metteur en scène, d'un auteur, de proposer ma version d'un rôle qui avait même pu être déjà joué. C'est cela qu'on cherche en faisant ce métier. Et tout à coup, tu fais une pièce, un film, une série télévisée qui marche. C'est un accident formidable, mais un accident quand même ! Il y a des acteurs que personne ne connaît et qui vivent depuis trente années de leur métier, qui s'expriment. Moi j'aime bien l'idée d'être connu, car ça engendre de belles propositions plus facilement que si on ne l'est pas, c'est plus confortable, c'est certain, mais ce n'était pas mon but au début.

La fameuse ''traversée du désert'' que tout comédien connaît à un moment ou un autre de sa carrière, cela ne vous fait pas peur ?

Je me suis armé avant. Quand j'ai commencé à être appelé régulièrement après La Vérité si je mens, je me suis dit : "C'est trop beau, et quand ça va s'arrêter, ça me fera super mal. Donc je vais écrire, je vais produire, car quand on ne voudra pas de moi, je serai toujours dans l'action, je ferai d'autres choses pour d'autres gens." Il se trouve que j'ai eu la chance que le succès continue un peu, mais j'ai eu des périodes où l'on m'a moins vu. J'étais tout de même actif, parce que je n'étais pas bercé dans l'illusion que ce serait toujours moi que l'on voudra. Il ne suffit pas d'avoir une tête bien faite et pleine dans ce métier, il faut aussi avoir les épaules super larges, et moi je les ai. Et depuis longtemps. Elles sont suffisamment larges pour pouvoir encaisser les coups de ce monde, dans lequel il vaut mieux être un roseau qu'un chêne.

Quels sont vos projets à venir ?

Je débute une pièce le 13 décembre prochain, Ascenseur pour Düsseldorf, au théâtre de Poche Montparnasse à Paris, de et avec Sébastien Thiéry, excellent auteur et comédien. Cela dure jusqu'au samedi 1er mars 2014, et le lendemain je m'en vais au Havre tourner les deux dernier épisodes de la série de France 2 Deux flics sur les docks, dans laquelle je donne la réplique à Jean-Marc Barr depuis trois ans.

Propos recueillis par Laureline Reygner

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