Mercredi 14 octobre 2026, Angèle était sur le plateau de Quotidien, sur TMC. Elle venait y présenter son troisième album, Instinct, attendu pour le vendredi 16 octobre. Mais Yann Barthès l’a aussi interrogée sur le mouvement lycéen qui agite la France depuis la mi-septembre. La Belgique est également touchée. L’artiste de 30 ans a répondu sans détour. “Ce mouvement m’interpelle et je suis de tout cœur avec eux. C’est hyper beau de voir des jeunes descendre dans les rues pour avoir un avenir meilleur, vouloir de meilleures conditions d’apprentissage, c’est hyper touchant”, a-t-elle commencé. Visiblement émue, elle a ensuite évoqué le climat qui entoure ces rassemblements.
Car les scènes de tension se sont multipliées entre lycéens et forces de l’ordre. Angèle ne l’a pas caché. “C’est hyper anxiogène aussi de voir une répression assez violente et de voir des enfants avec des images que je ne pensais pas voir un jour”, a-t-elle confié. L’interprète de Balance ton quoi a aussi tourné son regard vers son pays natal. “En Belgique on voit ça aussi et qu’il y aura une grande manifestation samedi”, a-t-elle rappelé.
Elle n’est pas la seule artiste à réagir. Omar Sy s’est montré très direct sur France Inter. “Quand je vois qu’on ne réagit pas à ça, et que le réflexe, c’est de les empêcher de parler, ou de leur taper sur la gueule ou même de les mettre les uns en face des autres pour faire des combats d’enfants, je trouve ça lamentable”, a déploré l’acteur. Il a ajouté : “Ce sont nos mômes, c’est l’avenir de notre pays qui est en train de dire à un pays qui est complètement à la dérive : ‘j’ai un cap’”. Tahar Rahim, Malik Bentalha, Gilles Lellouche, Emmanuelle Béart, Adèle Exarchopoulos et Camille Cottin se sont eux aussi exprimés.
Cinq ans après Nonante-Cinq, Angèle revient donc avec un album de 13 chansons. Il marque un virage vers l’électro et la pop électronique. Au micro de NRJ, elle a raconté la genèse de ce projet, pensé comme un retour aux sources. L’écriture d’Instinct s’est étalée sur près de trois ans. Elle a eu besoin de se recentrer pour avancer. “Je ne suis pas sûre d’avoir besoin du chaos pour écrire, je pense que j’ai besoin d’être connectée à moi-même et d’être ancrée”, explique-t-elle.
Pour gagner en authenticité, la chanteuse a intégré des sons de son quotidien. On entend des bruits de ville, les aboiements de son chien, les voix de ses amis et des ambiances de vacances. Angèle assure qu’il n’y a aucun message caché dans ses textes. Des titres comme On verra, Je sais ou Je compte sont liés à des personnes réelles et à des moments précis de sa vie.