Magali Berdah n’a jamais fait les choses à moitié. Connue pour être l’une des plus grandes égéries du monde des influenceurs, l’animatrice et agente s’est imposée depuis des années sur les plateaux télé, dans les médias et sur les réseaux sociaux, où elle brille autant qu’elle divise. Mais derrière cette aura médiatique faite de coups de projecteur, la carrière de la femme d'affaires a souvent été marquée par des épisodes judiciaires et des tensions publiques, que le grand public n’a sûrement pas oubliés. Longtemps présentée comme l’ancienne “papesse des influenceurs”, elle a fait face à une affaire complexe de banqueroute et blanchiment, dont elle a été relaxée par le tribunal correctionnel de Nice à la fin de l'année 2024, le juge estimant que les éléments à charge n’étaient pas établis contre elle.
Parallèlement, ses échanges tumultueux avec le rappeur Booba ont souvent occupé l’actualité. En 2025, Booba a abandonné des poursuites en diffamation qu’il avait engagées contre elle à propos de messages qu’elle avait publiés en 2022 sur les réseaux sociaux, dans lesquels elle dénonçait le cyberharcèlement dont elle se disait victime. À côté de ces dossiers judiciaires très médiatisés et des batailles souvent très commentées sur les réseaux, Magali Berdah continue d’être une voix familière dans les médias, notamment à la radio depuis la rentrée. Mais c’est aujourd’hui un tout autre type de conflit, beaucoup plus terre à terre, qui fait parler d’elle et cette fois.
À la résidence Eden Square, un ensemble de 86 logements avec jardin et piscine au Cannet (Alpes‑Maritimes), la tension est palpable depuis plusieurs mois. Parmi les copropriétaires, un nom revient sans cesse : celui de Magali Berdah, propriétaire d’un deux‑pièces occupé par sa mère. D’après des habitants, cette dernière cumulerait aujourd’hui plus de 13 000 euros d’impayés de charges de copropriété, un montant qui crée des couacs sérieux dans les comptes de l’immeuble. "Elle cumule aujourd’hui plus de 13 000 euros d’impayés de charges", fulmine un membre du conseil syndical, selon Nice Matin, dénonçant un effet domino : "Le problème, c’est que comme elle ne paie pas, d’autres ont décidé de faire pareil. Aujourd’hui, on est clairement dans le rouge".
Et les conséquences ne se font pas attendre. Faute de trésorerie suffisante, plusieurs travaux essentiels ont été mis en attente : le revêtement de la piscine, l’étanchéité des toits‑terrasses ou encore la réfection de l’allée principale restent à l’arrêt, laissant certains résidents excédés. Les charges trimestrielles tournent généralement entre 600 et 800 euros, et malgré un engagement pris par Magali Berdah en avril 2025 de rembourser 500 euros par mois, cet échéancier n’aurait jamais été respecté, selon les copropriétaires. En octobre, un nouvel accord avait été évoqué, mais là encore rien n’a bougé, toujours selon nos confrères. "Elle n’a malheureusement jamais tenu ses engagements. On ne peut pas lui faire confiance", confie un copropriétaire. L’agacement est d’autant plus fort que plusieurs copropriétaires pointent du doigt un décalage entre ces impayés et le train de vie affiché par Magali Berdah sur les réseaux sociaux, où elle partage régulièrement ses moments de réussite ou ses partenariats. "Je refais surface et je reprends le contrôle de ma vie petit à petit. Je me bats chaque jour pour m’en sortir et régler tous ces problèmes", a‑t‑elle déclaré, dans une sortie relayée par nos confrères.