L’animateur de l’émission Le Journal Inattendu sur RTL ne s’attendait sûrement pas à une telle réaction. Invitée de la radio pour parler de sa pièce de théâtre Potiche, Clémentine Célarié s’est effondrée en direct en entendant une archive émouvante. Saluée pour sa prestation dans la série TF1 Le diplôme, l’actrice de 68 ans a écouté face à Stéphane Boudsocq la voix de ses parents, Martine et André.
Enregistré en 1996, l’extrait revient sur l’enfance et la carrière de Clémentine Célarié qui aimait le sport et réciter la poésie selon sa mère. Son père insiste pour dire qu’elle a percé toute seule, sans leur aide, malgré son travail dans le milieu de la radio et de la télévision. Des mots qui ont provoqué les larmes de leur fille, 30 ans plus tard : “Pardon (...) C’est parce que je suis un peu fatiguée avec les répèts”. Confus, le présentateur s’excuse : “Ce n’était pas le but”. Mais l’artiste a expliqué son émotion.
Le père de Clémentine Célarié est aujourd’hui mort mais sa mère est “encore là”. Âgée de 95 ans, c’est elle qui l’avait emmenée pour la première fois au théâtre, et elle se réjouit aujourd’hui de la voir prochainement dans Potiche : “Elle n’attend que ça !”, selon l’actrice.
Reconnaissante vis-à-vis de sa maman, l’artiste envoie un message fort : “Bravo à nos mères, nos grands-mères, toutes ces femmes qui nous apprennent beaucoup de choses et qu’on doit défendre et qu’on doit soutenir”.
Ce qui a fait craquer Clémentine Célarié, c’est aussi un détail entendu chez ses parents : “Ça date (...) C’est émouvant parce que la voix change. Et maman, elle est toujours là. Elle se bat”. Mais l’invitée rassure son hôte : “C’est une émotion joyeuse”.
La mère de trois jeunes hommes a profité de son interview pour parler de la génération suivante. Tous les trois artistes, ils paient le prix de leur liberté selon elle. Ils ne souhaiteraient pas se trahir pour obtenir un quelconque succès commercial. L’aîné, Abraham, est dans le hip-hop, et connu sous le nom de Tisme. Son deuxième fait du jazz mais c’est un milieu dans lequel il est “difficile d’en vivre”. Quant à son troisième, il est peintre et fait de la scénographie.
Clémentine Célarié n’a donc pas hésité : “L’argent que je gagne (...) je les aide”. Sa conception est celle-ci : “Ce sont plus que mes fils aujourd’hui, c’est des alliés artistiques”. Une transmission et un soutien de génération en génération pour l’actrice révélée dans 37,2 ° le matin en 1986 et désormais sur les planches à Paris.
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