Nathalie Baye s'est éteinte vendredi 17 avril 2026 à l'âge de 77 ans, emportée par la maladie à corps de Lewy (MCL), que les médecins lui avaient diagnostiquée en 2023. Depuis, sa fille unique, Laura Smet, mais également ses partenaires de cinéma, pleurent celle qui a tourné avec les plus grands réalisateurs, comme François Truffaut, Jean-Luc Godard, Xavier Dolan, Steven Spielberg et Claude Chabrol, et reçu pas moins de quatre César (meilleure actrice dans un second rôle pour Sauve qui peut (la vie) (1980) et Une étrange affaire (1981), meilleure actrice dans un rôle principal pour La Balance (1982) et Le Petit lieutenant (2005)).
Paris Match rend hommage à la comédienne en lui dédiant sa Une du 22 avril 2026, en titrant "Nathalie Baye, la douceur et l'élégance". Après avoir retracé son immense carrière, l'hebdomadaire a interrogé son ami de quarante ans, Bruno Chiche, qui l'avait dirigée dans Je n'ai rien oublié (2011), aux côtés de Gérard Depardieu, Françoise Fabian et Niels Arestrup. "Elle était très présente dans ma vie et inversement, confie le réalisateur de Maestro(s). On est restés très amis jusqu'au dernier moment. Jusqu'au tout dernier. J'étais là les derniers jours, dans l'appartement. J'étais là tout le temps", poursuit celui qui a vécu avec elle "une histoire de quelques années" un an après sa rupture avec Johnny Hallyday.
Avant de louer sa force de caractère et son "sang-froid". "Je ne l'ai jamais entendue se plaindre. Jamais. Ça force le respect", même à la fin lorsqu'elle se battait contre cette maladie dont a aussi souffert le père de Bruno Chiche. "J'ai reconnu les symptômes que les médecins ont fini par confirmer", explique-t-il. Le cinéaste se livre aussi sur les nombreuses visites qu'il a rendues à l'actrice "jusqu'au bout". "On s'est beaucoup parlé, de choses très intimes. Elle m'a reconnu jusqu'au dernier jour. Jusqu'au jour où elle a perdu conscience", confie-t-il à nos confrères.
Le producteur a pu échanger avec elle "jusqu'à quatre jours avant son départ". "Ces derniers moments ont été très douloureux mais d'une richesse humaine incroyable", livre-t-il. Puis de raconter "le jour de son départ" : "Je suis resté chez elle pendant quatre ou cinq heures. J'ai quitté l'appartement à 21 heures et elle est partie à 23 heures. Et puis, j'ai essayé de lui téléphoner, comme je le fais d'habitude, pour lui raconter tout ce que ces jours près d'elle m'avaient appris, ces moments très forts. Mais Nathalie ne m'a plus répondu. Elle va tellement me manquer." Un hommage très émouvant.
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