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Daft Punk susceptibles ? Les deux robots poussent un coup de gueule

Hormis la bande originale de Tron : Legacy (2010), un travail de commande, huit ans que l'on attendait le nouvel album de Daft Punk. Random Access Memories sort lundi 20 mai après une campagne de teasing absolument magistrale pour les uns, agaçante pour les autres, débutée en février. À quelques jours de la sortie de l'album, sans doute, le plus incarné du duo, Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homen-Christo sortent de leur réserve. Mais n'allez surtout pas leur dire que ce sont des as du marketing... c'est pourtant la suggestion maladroite que leur a faite une consoeur de Paris Match.

Huit ans, donc, depuis la sortie de Human After All - album mal-aimé, mais porté par une extraordinaire tournée en 2007 - que l'on attendait Daft Punk. Fin février, un premier visuel de leur casque est dévoilé. On y remarque un logo, celui de Columbia. Cette image, très simple, véhicule un message fort : nouvelle maison de disques pour le duo et donc album. Puis ce sont des teasers de quelques secondes qui ont été diffusés durant les pauses publicitaires de l'émission culte Saturday Night Live sur NBC. Puis, enfin, la révélation de ce single tubesque, Get Lucky, auquel participent Pharrell Williams et Nile Rodgers de Chic.

Interrogés cette semaine dans Paris Match, Guy-Manuel de Homen-Christo et Thomas Bangalter n'ont guère apprécié qu'on leur dise qu'ils donnent "l'impression de bien maîtriser la machine de la communication, entre [leur] image très contrôlée, les teasers bien envoyés ici ou là". Guy-Man rétorque que le concept n'est guère nouveau : "Dans les années 70, pour la sortie des gros albums, on communiquait toujours par des affiches ou des pubs télé. On a repris un truc qui était déjà là." Tandis que Thomas Bangalter hausse le ton : "Je n'accepte pas que vous sous-entendiez que nous sommes une machine bien organisée ou que nous faisons de la musique pour vendre des disques [sic !]. C'est vraiment un esprit français de penser ainsi... En sortant quatre albums en vingt ans, j'estime qu'on a fait preuve d'un intégrité artistique maximale. Nous n'avons pas surfé sur la vague. En France, il y a toujours un tel cynisme." La journaliste de Match, Aurélie Raya, se défend comme elle peut, glissant au passage qu'elle adoré le disque, mais Thomas Bangalter ne décolère pas : "Vos questions sont biaisées. [...] Nous communiquons peu, ce qui a toujours été le cas, et, effectivement, quand on lâche quinze secondes de musique, on a l'impression d'être l'oncle de famille. Celui qui ne parle jamais mais, quand il se met à parler, tout le monde l'écoute. Notre rythme de communication, c'est tous les cinq ans, voire tous les huit ans, alors que la plupart des artistes c'est toutes les cinq minutes sur Twitter ! Alors oui, l'effeuillage de notre musique avant la sortie du disque, c'est l'idée du désir, de la séduction. [...] Nous ne sommes définitivement pas une machine, même si c'est ironique de dire cela en nous présentant comme deux robots..."

Plus que jamais Human After All... Les Daft expliquent avoir voulu "tenter une aventure humaine". Pour cet album, ils n'ont pratiquement pas utilisé de samples. Ils sont sortis de leur chambre pour investir un véritable studio. Tout est joué ou presque sur le disque qui réunit des collaborateurs exceptionnels comme Julian Casablancas (The Strokes), la légende Giorgio Moroder ou Panda Bear (Animal Collective). En écoute intégrale légale sur iTunes depuis lundi, Random Access Memories soulève déjà des débats parfois violents parmi les amateurs de musique et les fans, et, disons-le clairement, un certain snobisme de la part de certains. On se souvient que leur album Discovery (2001) avait été reçu bien froidement à sa sortie : il est, comme le tout premier, Homework (1997), considéré aujourd'hui comme un disque majeur qui a redessiné la musique électronique et influencé toute la pop des années 2000. Alors prenons le temps de digérer ce nouveau Daft, désiré depuis si longtemps...

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