A 38 ans, Habib Gino Guabintani vit actuellement ses rêves. Il est l'interprète d'Idriss Salem dans Plus belle la vie, encore plus belle depuis le début de l'année pour les fans de la fiction de TF1 mais cela fait déjà un an que le comédien est plongé dans ce rôle. Car au mois de septembre 2024, il se préparait déjà à prêter ses traits à ce policier du Mistral qui a entamé une histoire d'amour avec Luna Torres (alias Anne Decis) et devenu très populaire et apprécié des téléspectateurs.
Purepeople a eu l'occasion d'échanger avec Habib G. Guabintani, autour de son arrivée dans la série, de son retour en France après des années passées aux Etats-Unis ou encore de ses projets. Rencontre !
Vous avez intégré Plus belle la vie cette année, pour incarner le personnage d’Idriss, un policier. Comment cela s’est passé ?
J'ai commencé en octobre dernier, ça va faire un an. Je suis arrivé pour la deuxième saison, qui est en diffusion depuis janvier. Et je suis passé par un casting classique à travers mon agence. J'ai reçu le casting pour le rôle d'Idriss Salem, qui était un rôle hyper intéressant, avec beaucoup de choses à jouer, comme je suis arrivé comme un flic infiltré, donc je jouais le voyou au départ. Et j'ai juste adoré le rôle, donc je me suis mis à travailler le personnage et j'ai passé le casting, ça s'est super bien passé et ça a commencé très vite.
Que pensez-vous de votre personnage ?
C'était assez bien défini, donc ils recherchaient quelqu'un qui était un peu inspiré des personnages mythiques de John McClane dans Die Hard ou de Martin Riggs dans L'Arme fatale, qui avait aussi ce côté un peu séducteur comme un Belmondo de l'époque. Donc c'était très très défini. Après j'ai apporté évidemment ma patte, mais oui, il y avait un beau travail de préparation et de composition pour le personnage qui était le background d'où il venait, le fait qu'il venait d'un autre service de police auparavant. Et puis après, ça s'est fait aussi au fil des arches. Mais on a commencé avec une base très solide.
Avez-vous effectué un travail physique en amont pour incarner Idriss ?
Déjà je me suis rasé la tête pour le rôle. Je n'avais pas les cheveux rasés et je n'ai jamais eu les cheveux rasés à l'âge adulte. J'ai fait un test et c'est ce qui a fait que j'ai été repéré pour le rôle d'Idriss Salem. Et donc on a gardé cette tête rasée et puis c'est un homme de terrain, un homme qui est fonceur et qui est très sportif. Donc j'ai fait en sorte aussi au fil du temps et pendant toute la période de tournage jusqu'à présent, de garder aussi ce rythme-là, de maintenir une rigueur sur la performance physique et aussi je me suis beaucoup renseigné évidemment sur les méthodes de flics, que ce soit à la PAF, à la BAC et là en tant que capitaine dans un commissariat de ville. Il y a eu un vrai travail de recherche par rapport à ça, j'ai rencontré du monde. Donc ça nous permet aussi de créer un réseau et de poser des bonnes questions, de pouvoir aussi savoir comment ça fonctionne. J'ai visité quelques commissariats et voilà après c'est un travail qui se fait en continu. Et physiquement, c'était primordial de continuer à m’entraîner.
Quel futur imaginez-vous pour lui ?
C'est très intéressant parce que comme ça s'écrit un peu en flux tendu, on n'a jamais vraiment la suite. Moi, j'étais ravi de savoir que j'allais avoir une petite sœur qui allait intégrer la série. Du coup, ça partait aussi cet aspect un peu plus famille. Idriss, c'est quelqu'un qui est fonceur, qui ne se laisse pas forcément se questionner, mais qui arrive à être maladroit avec sa petite sœur. Et je trouvais ça intéressant de pouvoir voir aussi son aspect humain. D'un point de vue intrigue de l'histoire, j'ai zéro visibilité et je trouve que ça c'est hyper intéressant parce que j'ai totalement confiance en l'écriture. Mais on le voit maintenant un peu plus aussi loyal et humain avec ses collègues, ce qui n'était pas forcément le cas au départ. Donc il y a cet aspect d'évolution qui me plaît. Je pense que les auteurs ont bien compris aussi ce que Idriss pouvait apporter en termes d'énergie, etc. Et moi, j'ai toujours très hâte quand je reçois les textes parce que j'ai hâte de savoir ce qui va se passer.
Depuis votre arrivée, votre personnage a su se faire une place dans le cœur des fans. Comment le vivez-vous ?
Je ne m'attendais pas à ça. Je vois qu’Idriss plaît énormément. Et moi, ça me touche. Et surtout, ça me motive à honorer Idriss du mieux que je peux. Et je reçois énormément de messages. J'essaie de les traiter aussi au cas par cas pour que le public puisse aussi avoir leurs réponses et sentir que ça nous plaît. Moi, personnellement, ça me touche énormément. On a eu, maintenant, durant cet été, beaucoup de visiteurs qui sont venus nous voir durant les tournages. Et franchement, on sent qu’Idriss fait du bien.
Est-ce que vous appréhendiez d'intégrer une série quotidienne ?
Pas du tout. C'était plus de l'excitation parce que j'ai vu qu'il y avait beaucoup de choses à jouer. On a la chance en tant qu'acteur de pouvoir, sur une quotidienne, jouer différentes situations de manière très intense. Et ça, c'est un cadeau. Moi, je le vois comme une chance, on peut se challenger. Et puis, on a un personnage qu'on continue à développer au quotidien.
Est-ce qu'il y a eu des choses plus dures que d'autres à tourner ?
Toute l'intrigue où Idriss enquête sur un cas de fugue au départ et par la suite de meurtre avec l'aspect familial qui le concerne aussi directement. Il y avait des scènes très fortes d'émotion à jouer. Ce n'est pas forcément plus compliqué, mais ça demande un peu plus d'intensité. On en est sortis lessivés. On a eu une très grosse période de tournage et on en est sortis avec tous les acteurs lessivés parce qu'on a tout donné.
Comment avez-vous été accueilli par le reste du casting de Plus belle la vie ?
Très très bien. J'ai été pour le coup agréablement surpris et limite touché parce que moi je viens du milieu de la mode, aux Etats-Unis, où ça se tire un peu dessus, il y a ce côté très compétitif, etc. Et là, je me suis trouvé dans un milieu hyper bienveillant, les gens prennent soin d'être présents, d'être accueillants. Je pense surtout à Jérôme Bertin avec qui j'avais beaucoup tourné dès le départ, à Stéphane Henon, Iñaki Lartigue, Lola Marois aussi. J'ai tout de suite été bien accueilli, on m'a présenté Marseille, j'ai été conseillé… Ca n'existe pas ailleurs, avoir cette bienveillance, je pense que c'est unique à Plus belle la vie et c'est ce qui fait la force de cette production.
Les tournages ont lieu à Marseille. Avez-vous décidé de vous en rapprocher ou vivez-vous ailleurs ?
Je suis basé à Paris. Et j'aime justement cette dichotomie, cette différence. Quand je décroche, je suis à Paris, je ne suis pas Idriss. Et quand je suis à Marseille, même quand je suis hors tournage, je garde cet esprit du personnage. Et ça me plaît. Après, c’est des allers-retours hebdomadaires. Il y a des mois plus intenses que d'autres. Mais ce n'est pas gênant. On a trois heures de train, c'est assez bien desservi.
Avez-vous une routine sportive particulière pour garder la forme et assurer le rythme d’une série quotidienne ?
J’ai 37 ans dans la vie et à mon âge, dans ce métier, il faut être prêt physiquement et mentalement. Et il faut avoir un équilibre. Moi j'ai vécu beaucoup de temps aux Etats-Unis. J'ai vécu quasiment 9 ans aux Etats-Unis où il y a cette mentalité de maintenir une certaine discipline dans la manière d'aborder le métier. C'est ce qui m'inspire. Donc évidemment, il y a une routine. C'est beaucoup de sport, c'est beaucoup de méditation, beaucoup d'entraînement aussi. Que ce soit du coaching pour la voix, pour le chant, pour le corps et aussi parfois, c'est juste de continuer à développer son instrument en tant qu'acteur, en travaillant d'autres projets. Ça passe aussi par une bonne alimentation. Au quotidien, il n'y a pas de sucre déjà, ça c'est certain. Pas de sucre, pas de soda. Ensuite, je mange la majorité du temps que deux repas par jour. Je fais un très bon petit déjeuner ou bien un late lunch, un déjeuner assez tardif, ou bien un early dinner, un dîner tôt. C'est très important de savoir prendre soin de soi en fait. Là, j'ai bossé sur un long métrage où je jouais un artiste en temps de guerre et il fallait que je perde 7 kilos. J'avais 5 semaines pour ça et je l’ai fait. Donc voilà, ça fait partie du métier. Et le corps est très important.
Vous avez commencé votre carrière en faisant une apparition dans une série américaine, FBI International, qui a été diffusée en décembre 2024 sur CBS. Que retenez-vous de cette expérience ?
C’était ma première expérience en tant qu’acteur professionnel. Avant j’étais dans la mode pendant huit ans et quand j’ai commencé à m'intéresser au cinéma, je me suis formé pendant trois ans avant de commencer à passer des castings. Et aux Etats-Unis, c’est le même métier c'est juste que l'avantage pour moi à vivre, c'est de bosser en anglais. J'ai aujourd’hui eu une facilité à jouer en anglais et ça m’a permis de jouer différentes palettes émotionnelles, différentes couleurs. Sur FBI, j’ai dû jouer aussi avec un accent arabe. C’est un projet qui m’a fait grandir et m’a permis d’explorer le métier.
Qu’est-ce qui a été le plus dur pour vous en revenant en France ?
C'était un choc. C'était un choc parce que je suis rentré durant le Covid au départ. Je suis revenu en 2020 et j'habitais à New York. Je bossais dans la mode sur la 5e avenue. J'habitais sur la 5e avenue. New York, c'est une énergie qui est juste très intense. Et du jour au lendemain, je me suis retrouvé à Paris en plein lockdown (confinement, ndlr). C'était le confinement et tout s'est arrêté. Je suis quand même quelqu'un de très hyperactif. Il a fallu que je m'occupe donc c'était surtout un changement de rythme. Mais je pense qu'il a fallu que je revienne en France pour avancer dans mon métier, utiliser tout ce que j’avais appris aux Etats-Unis. Et c'est le cas. Aujourd'hui, ça me sert en tant qu'acteur.
Avez-vous d’autres projets ?
Je viens de finir un tournage pour un long-métrage indépendant français et j'ai un autre projet qui arrive, de long-métrage américain et d’autres projets internationaux.
Contenu exclusif ne pouvant être repris sans la mention Purepeople.
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