En juillet dernier, il était annoncé la séparation de Faustine Bollaert et Maxime Chattam après plus de quinze années de vie commune. Parents d’Abbie et de Peter, les deux figures publiques ont choisi d’emprunter des chemins distincts, sans jamais lever le voile sur les raisons de cette rupture. Une épreuve qui a profondément bouleversé l’écrivain, lequel a, dans les mois qui ont suivi, perdu plus de 20 kilos.
À l’occasion de la parution de son roman 8,2 secondes, Maxime Chattam se confiait à nos confrères de Paris Match, révélant avoir dû affronter, dans un laps de temps très court, deux deuils successifs qui l’ont durablement marqué. "J'ai traversé une période très sombre l'année dernière. Après la mort de mon père, j'ai perdu mon meilleur ami en trois semaines, a-t-il confié. Quand ma vie personnelle a basculé, il y a un an, j'en ai profité pour m'interroger sur moi..."
Faustine Bollaert connaissait elle aussi cet ami disparu, à qui elle avait rendu un hommage poignant sur Instagram. "Le cœur de Guillaume s'est arrêté cet après midi. Et avec lui une partie du mien s'est éteint. Guillaume avait 51 ans. Il est parti en un mois", pouvait-on lire. Guillaume était en effet le plus proche ami de Maxime Chattam. Une perte immense et douloureuse pour l’auteur de 49 ans.
Dans les pages de Version Fémina, l’écrivain expliquait combien ce drame avait bouleversé son processus créatif : "En fait, j’étais en train d'écrire un autre livre quand Guillaume, mon meilleur ami, est décédé l'année dernière : j'ai abandonné le manuscrit en cours de route en me disant que je n’avais plus l’énergie ni l'envie d'écrire dessus."
Mais de cette chute est née une reconstruction. "Lorsque l'on est en bas, on ne peut que remonter. Il faut accepter, et puis après on met des coups de pelles dans les gravats et on reconstruit avec intelligence", poursuivait l’auteur, pour qui ce nouveau livre s’est imposé comme une nécessité, surgissant presque malgré lui, et ayant "jailli comme une fulgurance". "J’avais besoin d’écrire sur le deuil, le couple, le refus de laisser partir l’autre", confiait-il avec une sincérité douloureuse.
Une métamorphose aussi physique qu’intérieure, puisque, comme le précisait Paris Match, "Maxime Chattam a perdu 25 kilos, s'est remis au sport et s'est découvert une passion pour la cuisine". Maxime Chattam a ainsi trouvé bien plus qu’une histoire à raconter : une manière de survivre, de se relever, et de transformer l’absence en un nouveau point d’ancrage. Une renaissance silencieuse, façonnée par l’écriture, là où tout semblait s’être effondré.
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