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François Hollande underground : ''J'ai construit ma vie pour être heureux''

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François Hollande, qui brigue la présidence de la République française en 2012, était l'invité du Cabinet des Curiosités n°43 de Darkplanneur, publié en septembre 2011.

Il n'est pas forcément le plus habile à la joute oratoire devant les caméras, la faute à son tempérament raisonnable confessé, mais répond plutôt bien à l'hypermédiatisation obligée, les moeurs modernes étant ce qu'elles sont, de son statut de présidentiable. De toutes les interviews et de tous les plateaux (dont celui, ce 7 septembre, du JT de 20H de TF1) en cette rentrée, François Hollande a choisi de se mettre en danger en s'exposant aux pentes savonneuses et coups de boutoir - mesurés - psychanalytiques du journaliste Eric 'Darkplanneur' Briones, dans le numéro 43 de son désormais aussi fameux que ténébreux Cabinet des Curiosités.

Et comme le précédent invité (si l'on excepte le très savoureux Cabinet consacré entre-temps à l'éminent spécialiste du porno français Christophe Bier et son tout récent Dictionnaire exhaustif sur le sujet), le chanteur Raphaël, l'exercice contient une figure imposée : la confrontation au miroir.

Introduit dans les entrailles d'un club parisien, son physique débonnaire secoué par une musique de fond propice au choc des cultures et à l'aliénation, François Hollande fait soudainement face, dans une lumière crue et piégeuse, à son image. Contrairement à Raphaël, incapable de supporter la vision de son reflet, François Hollande, à peine décontenancé et le regard fuyant mais sans effroi, répond très prosaïquement et avec aplomb à la question "Que voyez-vous ?" : "Eh ben je me vois. Sur des roses. Mais quand on dit qu'on est "sur les roses", c'est pas terrible, hein ? Il vaut mieux être avec des roses, et avec des guides. C'est la longue histoire, je me vois comme étant sur un long chemin où il n'y a pas moi en face, mais mon destin."

"Plutôt enveloppé dans l'image télévisée"

Déjà, l'entretien s'engage sur les rails d'une lucidité revendiquée, d'une rationalité irréductible doublée d'une détermination chevillée au corps. Ce corps que l'actuel chouchou des sondages, donné en tête à l'instant T d'un éventuel premier tour devant Nicolas Sarkozy et actuellement préféré à Martine Aubry par les sympathisants socialistes, s'est acharné à transformer ces dernières années, se délestant de nombreux kilos. Une perte de poids que l'intéressé commente, pour Darkplanneur, brièvement et avec un amusement mêlé d'incrédulité : "J'ai toujours été frappé que les gens qui me voient dans la vie réelle ne me trouvaient pas gros dans le contact et... plutôt enveloppé dans l'image télévisée", remarque-t-il. L'ambiguité est résolue.

Et c'est presque un homme neuf, revitalisé dans sa chair comme dans ses convictions, qui poursuivra son destin dans les mois à venir : "j'essaye de convaincre ce type-là, mais c'est pas toujours facile", lâche dans un sourire François Hollande en s'apercevant dans un miroir (encore un !).

Tantôt marchant sur des oeufs et cherchant ses mots, et tantôt s'emportant avec flamme, il constate avec précaution : "C'est toujours facile de parler avant la confrontation, faut d'ailleurs pas trop parler. Bon, j'espère que nous ne serons pas trop regardés ou écoutés par nos adversaires." Pas de chance, le Cabinet des Curiosités ne cesse de piquer la curiosité, justement, d'un public de plus en plus large, et ce premier numéro politique doit s'attendre à voir un certain nombre de prospects glisser un oeil par le trou de la serrure et coller l'oreille au mur.

Le prisme familial

Si le journaliste Serge Raffy s'est attelé à explorer dans un ouvrage paru ce 7 septembre la vie sentimentale de François Hollande, de Ségolène Royal à Valérie Trierweiler, sa compagne actuelle, c'est plus sa constitution familiale qu'investit la psychanalyse de Darkplanneur, via trois figures :

- une mère impliquée dans sa fibre sociale ? "Ma mère était assistante sociale dans une entreprise. Elle me disait les souffrances du monde du travail, me racontait des cas individuels, me parlait de ce qu'étaient des conflits, souvent durs."

- un père de droite responsable de son sens dialectique ? "D'une droite dure, l'Algérie française... Je peux au moins lui reconnaître ce mérite : ça parlait poliique, chez moi, à la maison, comme on dit (...) Je n'ai jamais été d'accord avec ses idées, mais je lui sais gré d'en avoir eu, parce que c'est terrible une famille où les sujets de la vie politique ne sont jamais abordés (...) Je crois que c'est important de parler de politique devant ses enfants. Moi, je l'ai fait, mais les miens [quatre enfants, aujourd'hui tous majeurs, nés de sa relation avec Ségolène Royal : Thomas, Clémence, Julien et Flora, NDLR] en ont peut-être trop subi."

- un frère qui avait préempté le profil turbulent : "Je ne me voyais pas lui faire concurrence. Moi je suis plutôt non pas tant sage que raisonnable. Je suis un être rationnel. C'est un vrai sujet sur le plan de la réflexion politique."

Autoportrait en Don Quichotte de la Raison

Et c'est là que la discussion repart vers la personnalité politique d'un homme qui se sentirait presque anachronique, en butte avec la "dictature du temps immédiat" où l'urgence commande à tout : "Aujourd'hui, il y a une grande place pour les parcours irrationnels, émotionnels. A tel point que les conseillers en communication insistent sur les récits qu'il faut faire, les émotions qu'il faut transmettre. Il n'y a pas beaucoup de considération pour ceux qui parlent simplement en prenant des arguments de raison. Et la télévision d'ailleurs donne une prime à l'émotion par rapport à la raison." Pas difficile de voir qu'il cible notamment un certain Nicolas Sarkozy, dont il se met effectivement à décortiquer ensuite le "prototype de discours" et la mécanique rhétorique. Sa fougue est également capable de se tourner vers son propre camp, lui qui fait pour le moment office de meilleur rassembleur à gauche : "Les socialistes ont le tort de vouloir faire des propositions sur tout. Ils en font en plus, ils en produisent ! Mais avec une société qui n'a plus la même passion pour la politique que celle qu'elle pouvait nourrir, il faut aller à l'essentiel : une vision pour l'avenir de la France, et cinq-six propositions qui traduisent cette ambition, ce rêve (...) Oui, je les ai."

Le "rêve" français, la croyance profonde, mélange d'utopie et d'histoire, de celui qui se définit par sa "conception optimiste de la vie". De cet enfant devenu grand "qui aimait les joies simples, de l'école, des bandes que l'on constituait dans les cours de récréation et au-delà, des vacances. Un enfant qui aimait les autres, qui aimait sa famille (...) J'ai eu la volonté d'être heureux. J'ai construit ma vie pour être heureux, pour faire ce que j'avais envie de faire. Je n'ai pas fait de la politique par hasard. Assez jeune, vers 16-17 ans, je me suis engagé, et j'ai voulu que cet engagement soit le sens de toute mon existence. Je ne sais pas ce que je serai dans deux ans, mais j'aurai fait de ma vie ce que j'avais, enfant, décidé qu'elle fût."

Retrouvez tous les précédents numéros du Cabinet des Curiosités et l'actualité de Darkplanneur sur son site officiel.

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