Interviewé en octobre 2025 par les journalistes de Paris Match, Hugues Aufray avait confié avoir vendu sa sublime maison de Marnes-la-Coquette — où il fut notamment le voisin de Johnny Hallyday —, jugée désormais "trop grande" depuis le départ de ses enfants. Le chanteur a ensuite fait don de sa fermette ardéchoise à sa fille Marie, avant de s’installer à Marly-le-Roi, au cœur des Yvelines, dans l’ancienne demeure du sculpteur Aristide Maillol, qu’il loue aujourd’hui aux côtés de son épouse Murielle.
Il y avait une dizaine d'arbres énormes
"C'était une forêt vierge lorsque je suis arrivé ici", racontait-il récemment aux journalistes de JD News. "Il y avait une dizaine d'arbres énormes comme celui-là, par exemple. Sans l'ombre d'un rayon de soleil dans le jardin. Alain Baraton, le grand jardinier de Versailles, m'avait prévenu : "Mon vieux, m'a-t-il dit, tu te trompes si tu espères avoir des fleurs un jour ici." J'ai donc tout coupé, et c'est ainsi que la lumière a gagné sur l'ombre", ajoutait-il.
Inhabitée depuis 1944, la vaste bâtisse était devenue insalubre au fil des décennies. Elle a pourtant retrouvé aujourd’hui toute sa splendeur d’antan. "Elle est aujourd'hui entourée d'un joli jardin dans lequel trône en majesté Harmonie, splendide statue inachevée de Dina Vierny, la muse d'Aristide Maillol", précisent nos confrères.
Une œuvre dont Hugues Aufray se montre particulièrement fier : "Je l'ai fait mettre ici car il ne subsistait rien du passage de cette grande dame dans ce lieu", explique-t-il. Il lui doit tant. "Jeune, je voulais être peintre et sculpteur, je n'avais jamais envisagé d'être chanteur. Mes idoles s'appelaient Van Gogh, Gauguin et Cézanne". C’est d’ailleurs Dina Vierny qui lui a ouvert les portes de cette demeure chargée d’histoire.
"Pour moi, dit-il, le hasard, c'est Dieu qui traverse la vie d'un homme et qui, en passant, te fait un petit bonjour, un clin d'œil. Ça vient d'on ne sait où, mais c'est une réalité. Dieu m'a souvent fait de ces petits clins d'œil. Je vis dans une maison d'un sculpteur que j'ai toujours admiré, grâce à une femme que j'ai rencontrée à 20 ans lorsque je voulais devenir peintre, que j'ai perdue de vue pendant plus d'un demi-siècle, avant de la retrouver à l'orée de mes 70 ans et qui m'a encouragé à reprendre la sculpture. Comment voulez-vous ne pas croire au hasard ?", conclut-il avec bonheur.
Ancien atelier ayant vu défiler les plus grands — Rodin, Renoir ou encore Matisse —, certaines pièces sont "jonchées de centaines d'œuvres, tableaux, bustes, sculptures". Ce lieu d’exception permet aujourd’hui à l’artiste de 96 ans de renouer avec les passions de sa jeunesse : la peinture et la sculpture, comme un ultime retour aux sources.
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