Pendant longtemps, Noémie Elbaz a donné l’image d’une comédienne discrète mais solidement installée, naviguant avec aisance entre théâtre et télévision. Née le 13 décembre 1976 dans une famille éloignée du monde artistique avec un père ingénieur et une mère juriste, elle s'est d’abord formée au modern-jazz, avant de se découvrir très tôt une passion pour le jeu, qu’elle choisit de cultiver après l’obtention de son bac littéraire en intégrant le Cours Périmony, de 1994 à 1997. C’est sur scène que débute réellement son parcours, avec L’Écornifleur en 1997. Les auditions s’enchaînent ensuite, jusqu’à ce rôle qui va durablement l’installer dans le paysage audiovisuel : Juju, la standardiste de Camera Café, sur M6, en 2001. Le succès est immédiat et offre à Noémie Elbaz une notoriété nouvelle, prolongée en 2005 par Espace Détente, adaptation cinématographique de la série. À partir de là, sa carrière se construit sur un savant équilibre. Le cinéma lui ouvre ponctuellement ses portes, tandis que la télévision l’accueille régulièrement comme dans Sœur Thérèse.com, Léa Parker, ou encore Section de recherches.
En parallèle, elle retrouve le théâtre, son premier amour, et remonte sur les planches en 2007 pour incarner Elaine Harper dans Arsenic et vieilles dentelles. L’année suivante, elle rejoint une autre fiction marquante du petit écran, à savoir Femmes de loi, sur TF1, où elle campe le lieutenant Émilie Jeanson aux côtés de Natacha Amal. Dès lors, Noémie Elbaz alterne sans relâche entre la scène jusqu'à ce qu'elle annonce mercredi 4 février être dans une situation très délicate… En effet, Noémie Elbaz a décidé de sortir du silence sur Instagram pour faire part de ce qui la tracasse. En légende d’un carrousel de photos, elle a annoncé la couleur : "Un peu de lecture pour une fois, parce que les images ne disent pas toujours toute la vérité…". S’en est alors suivi un long texte bouleversant, où elle a choisi de démonter l’illusion des réseaux sociaux. "Il y a les images que l'on poste sur les réseaux… celles pour faire envie (un peu), pour frimer (le plus possible), pour faire sourire (souvent)… À les regarder, comme ça, on se dit : 'quelle chance !', 'quelle vie de rêve !'", écrit-elle, avant de confier avoir longuement hésité à publier ce message, de peur qu’il ressemble à "un appel au secours". "Ça fait un an que je n'ai pas travaillé…", explique l'ex de Davy Sardou, précisant avoir continué à développer des projets, "à les façonner, à les rendre possibles", sans pour autant percevoir de revenus. "Mais ça fait un an que je n'ai pas gagné d'argent avec mon métier", ajoute-t-elle, évoquant un milieu devenu "de plus en plus anxiogène", où les essais se multiplient pour "une seule phrase, pour un seul jour de tournage".
La comédienne décrit sans fard les montagnes russes émotionnelles de ce quotidien avec "des jours noirs, des moments de désespoir, de découragement, avec parfois un sentiment d'échec, de défaite", et cette petite voix qui répète que "ça va revenir, ce n'est pas possible autrement". Pourtant, regrette-t-elle, "La dure réalité, c'est qu'à fin du mois de février, je serai en 'fin de droits'". Et de préciser : "Oui : je perds mon 'statut' comme on dit…". Dans ce message, Noémie Elbaz met donc sa fierté de côté pour lancer un appel clair et sans détour : "Il est l’heure de vous l’avouer : j’ai besoin de travailler les amis".
Et pour espérer sortir de cette situation compliquée, la comédienne a confié vouloir élargir le champ des possibles et être ouverte pour des postes d'"assistante à la mise en scène", de "prof de théâtre", ou encore de "répétitrice". Et de conclure, malgré tout, sur une note lumineuse : "Baisers plein d’optimisme, de lumière et de gratitude… Noémie". Un texte sincère qui rappelle que derrière les images maîtrisées, se cachent parfois des fragilités profondes…
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