D'abord passé par le Jamel Comedy Club puis révélé au grand public grâce à son rôle dans le film à succès Qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu ?, Frédéric Chau s'est dernièrement retiré de la vie médiatique. Et cela pour une raison bien précise : le comédien de 48 ans est pris par un combat des plus importants. Séparé de la mère de ses deux enfants - une fille née en 2017 ainsi qu'un garçon né en 2019 -, il bataille pour obtenir autant de temps de garde que la maman. Après un long silence, il décide alors de prendre publiquement la parole sur le sujet.
"3 procédures... 3 refus !!! Pas parce que je suis un mauvais père. Mais parce qu'encore aujourd'hui, la justice pense, au travers de biais, qu'un père est peut-être moins compétent, moins investi, moins attentif, ou simplement que les enfants ont d'abord besoin de leur mère", lâchait-il amer sur son compte Instagram il y a quelques jours. Une vidéo publiée sur le réseau social à travers laquelle il raconte son combat pour la garde de ses enfants sans tabou. "L'intérêt des enfants, je pense, c'est de passer autant de temps avec la maman qu'avec le papa, en tout cas qui est désireux de ça, regrette celui qui racontait que ses parents avaient tout sacrifié pour lui. Aujourd'hui, on est en divergence par rapport à ça parce que je ne les ai qu'un week-end sur deux, un jour toutes les deux semaines et la moitié des vacances scolaires. En gros, si tu veux, je les ai six jours par mois. Et je trouve ça terrible."
Pour espérer avoir un peu plus que six jours par mois avec ses enfants, Frédéric Chau a saisi la justice, à plusieurs reprises : "J'ai dû faire trois procès, où j'ai perdu à chaque fois." Il a aussi pris la décision de s'installer non loin de son ex-compagne afin de faciliter les démarches. Là encore, en vain : "J'habite à 400m de chez la maman, j'ai déménagé à 400m de chez elle. Et je n'ai pas réussi à obtenir ça." Et d'ajouter : "Je trouve que le système judiciaire par rapport à ça est injuste, tout simplement. Parce que déjà, d'une part, 95% des juges sont des femmes et j'ai l'impression que c'est assez biaisé. Et de deux, j'ai le sentiment qu'on a évolué avec cette croyance ancestrale qui dit que comme la mère met au monde l'enfant, elle est naturellement le meilleur parent pour nos enfants." Un combat qu'il continue de mener, espérant obtenir la justice qu'il espère.