La vie de Jérôme Kerviel a pris un tournant depuis l'éclatement de l'affaire de la Société Générale en 2008. L'ex-trader, autrefois au centre d'un des plus grands scandales financiers, partage désormais son temps entre de nouvelles activités professionnelles, des projets créatifs et un combat judiciaire qui semble loin d'être terminé.
Aujourd'hui, Jérôme Kerviel a notamment trouvé une nouvelle voie dans le domaine des conférences. Il intervient régulièrement auprès de différents publics, partageant son expérience et sa vision. Comme il l'a récemment confié lors de son passage dans le média Legend : "Mon quotidien se partage entre des conférences pour des chefs d'entreprise et le combat judiciaire, je suis encore en train de travailler sur une nouvelle piste pour relancer le dossier. J'ai la chance d'avoir un réseau très soutenant d'amis qui me donne un coup de main, qui m'aide".
Ces interventions sont pour lui une véritable source d'enrichissement personnel. "Là où je m'éclate dans mon job de conférencier, c'est de rencontrer des dirigeants d'horizons différents. Je me nourris de leurs histoires", explique-t-il, illustrant son propos avec un exemple marquant : "J'ai une conférence avec Jean-Michel Fauvergue, le patron du RAID, ça me fait évoluer dans ma vision des choses aussi. Ces rencontres-là me font avancer".
En parallèle de ces échanges professionnels, l'ancien trader explore également de nouvelles avenues pour se raconter ou se diversifier. Abordant ses envies artistiques, il ajoute : "Il y a un projet de BD et puis trois scénarios en cours mais je vais y aller à mon rythme dans la mesure où ce n'est pas mon métier de base".
Si l'affaire remonte à plus de quinze ans, ses conséquences financières pèsent encore lourdement sur la vie de l'ancien trader. Condamné en 2010 à 5 ans de prison (dont 3 ferme) pour avoir fait perdre 4,9 milliards d'euros à la Société Générale, Kerviel avait initialement été sommé de rembourser l'intégralité de cette somme astronomique. Cependant, en septembre 2016, la justice a revu cette sanction à la baisse. La cour d'appel de Versailles a ramené les dommages et intérêts dus à la banque à 1 million d'euros.
Malgré les années écoulées et cette dette persistante, Jérôme Kerviel continue d'affirmer qu'il n'est pas le seul responsable de cette débâcle financière, dénonçant un système et cherchant encore, entouré de ses soutiens, à faire éclater ce qu'il considère être sa vérité.