La rémunération de Léa Salamé, récemment nommée à la présentation du JT de 20 heures de France 2 a récemment fait débat. Le 2 février dernier, la journaliste de 46 ans a été auditionnée par la commission parlementaire sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public. Pendant plus de deux heures, elle a répondu aux questions des députés sur son parcours, ses choix professionnels et, surtout, sur le salaire qu’elle perçoit dans le cadre de ses fonctions au sein du service public.
Face aux interrogations, celle qui a été prise au dépourvu a souhaité jouer la carte de la transparence. Interpellée par Charles Alloncle, elle a expliqué n’avoir engagé aucune négociation lors de son arrivée au 20 heures : "Pour ce qui est du 20 heures, j’ai accepté la rémunération qui m’a été proposée sans discussion et sans négociation aucune". Elle a précisé que cette somme s’inscrivait dans une continuité avec les pratiques de France Télévisions : "France Télévisions m’a dit que c’était la même rémunération que mes prédécesseurs au 20 heures. Je n’ai pas demandé un euro de plus." La journaliste a toutefois reconnu le niveau de ces revenus, tout en les comparant à ceux du privé : "Ce sont des salaires qui sont très confortables, mais qui sont bien inférieurs aux salaires des chaînes privées".
Léa Salamé a poursuivi en rappelant qu’elle avait déjà reçu des propositions financièrement bien plus attractives. "J’ai par ailleurs moi-même reçu des offres de chaînes privées, de télés et de radios ces dernières années qui étaient beaucoup plus lucratives que ce que je gagne dans le service public", a-t-elle confié. Si elle a décliné ces offres, c’est avant tout par conviction personnelle. La journaliste a tenu à rappeler qu’elle n’est "pas guidée par l’appât du gain" et qu’elle a "toujours fait le choix du service public par conviction".
Son audition a également été l’occasion d’aborder son statut de coproductrice de l’émission Quelle Époque !. Un point qu’elle a tenu à clarifier : "Je suis coproductrice de Quelle Époque ! (…) Il y a un point très important que je tiens à préciser, puisqu’il s’agit d’argent public, c’est que j’étais productrice de Quelle Époque ! avant d’être salariée de France Télévisions." Un choix qu’elle estime essentiel pour préserver son indépendance éditoriale : "Cela donne une indépendance face aux diffuseurs." Avant de livrer une analyse plus large sur les inégalités dans le milieu audiovisuel : "Tous les hommes le font, pas les femmes, qui restent salariées des producteurs. Et à 50 ans, elles se font dégager et ne font plus rien."
Enfin, interrogée sur l’éventualité d’une candidature présidentielle de son compagnon Raphaël Glucksmann, Léa Salamé a été très claire sur sa position : "S’il est candidat, je sors de l’antenne et je sors immédiatement." Une décision motivée par un souci d’éthique et de neutralité : "Je me retire parce que je ne veux pas que les Français aient le moindre doute, la moindre suspicion."
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