Champion olympique de natation, Amaury Leveaux est bien connu des Français pour avoir glané de multiples médailles dans son domaine de prédilection. Ex-recordman du monde du 100m nage libre, le papa d'Edward défraie une nouvelle fois la chronique ! La raison cette fois-ci ? Son projet de plateforme baptisé Spantale basé sur un système de cryptomonnaie est à ce jour pointé du doigt par plusieurs investisseurs lésés qui se sont tournés vers la justice pour obtenir gain de cause. D'après les informations du Parisien relayées ce vendredi 31 octobre 2025, un couple a décidé de porter plainte en septembre contre Amaury Leveaux pour escroquerie. Un dossier confié au parquet de Paris et on y a apprend que ces derniers - parents d'une jeune cavalière de haut niveau - lui auraient confié la somme de 100 000 euros.
Selon les plaignants, le concept initialement "intéressant" consistait à soutenir financièrement des athlètes afin qu'ils puissent se consacrer pleinement à leurs entrainements et performances sans se soucier de leurs revenus. En retour, la plateforme Spantale devait mettre en contact les sportifs et leurs sponsors, les transactions s'orchestrant en cryptomonnaies. Après avoir pris sa retraite sportive il y a cinq ans, Amaury Leveaux - accusé de violences conjugales il y a bien des années - s'est donc focalisé sur cet ambitieux projet aujourd'hui décrié. Alors qu'il cherchait à convaincre de sérieux investisseurs, l'intéressé avait alors fait la connaissance des plaignants précédemment évoqués car à l'époque, leur fille recherchait des financements. Un temps prudents, les intéressés ont fini par se laisser séduire par ce que Amaury Leveaux leur proposait.
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"Il nous a proposé d’acheter les jetons à prix moindre, lors de la prévente", a affirmé la plaignante. "Nous avons finalement investi 100 000 euros." En réalité, ce versement, acté en août 2021, correspond à six millions de jetons d’une cryptomonnaie encore inconnue : l’AEL Token. Autre détail qui a son importance : le contrat assurait qu’Amaury Leveaux rembourserait la somme si par malheur la valeur de la cryptomonnaie s'effondrait sous un certain seuil. En échange, les investisseurs devaient s'engager à injecter 100 000 euros supplémentaires chaque mois jusqu’à atteindre un million d’euros. Malheureusement, rien ne s'est déroulé comme prévu...
Il y a trois ans, contre toute attente, leur compte affiche le gain de 2,5 millions d’euros. A leur grand dam les fonds étant bloqués, il leur est alors impossible d’en transférer la moindre partie. Pour ne rien arranger quelques semaines plus tard, la valeur s’effondre et, en avril, le portefeuille est totalement vide. Dans la foulée, les plaignants découvrent alors que leur argent a été transféré sur un compte allemand... Seul hic : l’entreprise censée gérer l’opération est enregistrée à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). De plus, sur la fameuse facture qui atteste du virement de 100 000 euros figure bel et bien la mention "entreprise Amaury Leveaux" pourtant radiée depuis cinq ans. Ayant tenté le tout pour le tout, les investisseurs ne parvenant pas à récupérer leur argent ont fini par déposer plainte au pénal.
"L’escroquerie est grossière", a assuré leur avocat, Me Robin Binsard. "La plate-forme n’a jamais existé, les tokens (les jetons) n’ont eu aucune utilité, donc aucune valeur. En d’autres termes, les investisseurs ont été floués". En pleine tourmente, Amaury Leveaux - qui a pris connaissance de la plainte qui le vise par le biais de la presse - affirme être de son côté "très affecté". Il se considère d'ailleurs lui aussi comme une victime de la société de cryptomonnaie associée à son projet. A en croire son avocat, Me Bernard Benaiem, les fonds doivent rester bloqués pendant une période définie lors du lancement d’une cryptomonnaie. "Pour une raison qu’on ne s’explique pas, la crypto a été vendue dans le délai où elle devait rester bloquée, c’est pourquoi le cours s’est effondré", assure-il alors qu'une plainte pénale serait en cours.
"Cette société n’a pas pris les dispositions nécessaires pour protéger l’opération qu’avait initiée Amaury, avec des conséquences dramatiques pour lui", a précisé son conseil. "Ce n’est pas une escroquerie... Je n’ai pas disparu, je ne me suis pas enrichi", martèle celui qui a été victime d'un cambriolage l'an dernier, visiblement bien ennuyé par cette malheureuse affaire désormais médiatisée...
Amaury Leveaux reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés jusqu'au jugement de cette affaire.
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