De retour sur le devant de la scène. Après cinq ans d'absence musicale, Bénabar revient avec un nouvel album. Celui qui a inscrit son tube Le Dîner, sorti en 2005 et récompensé par un disque de diamant et un trophée aux Victoires de la musique, dans l'histoire de la variété française propose avec ce onzième opus, Le soleil des absents, une exploration de la thématique du deuil. En effet, c'est suite à la perte d'un ami cher, le musicien Denis Grare, que le chanteur et acteur de 56 ans s'est mis à la composition de ce projet musical, pour tenter de transformer sa douleur en lumière.
"J’ai perdu un musicien, avec qui j’étais ami, et j’avais peur de faire un album qui ne parlait que de ça, donc on a fait le contraire, sans trop se concerter. On était tellement galvanisé par l’idée de ne surtout pas se laisser aller dans la noirceur et la déprime que, naturellement, on a fait quelque chose d’assez joyeux", a expliqué le mari de Stéphanie à propos de sa démarche artistique dans une interview accordée au magazine Diverto parue ce vendredi 30 janvier.
Ce n'est pas la seule manière qu'a trouvé l'acteur qui a échangé un baiser avec Nolwenn Leroy sur le tournage de Capitaine Marleau pour se remettre de cette perte : Bruno Nicolini de son vrai nom a ressenti le besoin irrépressible de quitter l'Hexagone pour une destination située de l'autre côté de la planète. Au cours du même entretien, celui qui fait partie de la troupe des Enfoirés depuis 2007, est revenu sur son choix de déménager dans un territoire d'outre-mer.
"J’attache une importance fondamentale à ne pas être blasé. Avec ma carrière, mes albums, toutes les tournées que j’ai pu faire, je n’ai jamais été blasé. Je pense que j’aurais pu commencer à l’être et j’aurais pu avoir un peu, aussi, une forme de cynisme. J’avais besoin de m’éloigner de tout ça, car ne plus être joyeux ou reconnaissant par rapport à tout ce que je vis, c’est quelque chose qui m’inquiétait", détaille-t-il, avant d'annoncer avoir "pris ce recul géographique à Saint-Pierre-et-Miquelon."
Ce grand ami de Pascal Obispo a donc posé ces valises au large du Québec à cause d'un "fantasme de bout du monde français". "Ça a dépassé mes attentes. Ça a été une révolution pour moi. Je ne suis plus le même, ça c’est sûr", confie-t-il, avant de louer les avantages de ce déménagement sur un autre continent : "Ça m’a permis de me recentrer. Il y a ce côté, un peu, d’être sur un caillou au milieu de l’océan, d’être confronté aux éléments tout le temps ! J’ai beaucoup écrit là-bas…"
Son coup de cœur pour cet archipel de l'océan Atlantique a même poussé le père de famille a composer un titre en hommage à la culture locale, intitulée Les Mayous. "C’est nous, les Mayous, les étrangers ! J’ai fait une petite fête de départ avec les copains sur place qui nous avaient accueillis et, le lendemain, je leur ai joué cette chanson. Tout ce que je raconte dans ce morceau est vrai et ça finit par une morale, qui dit qu’on est tous le Mayou de quelqu’un", explique le chanteur dans les colonnes de nos confrères. Une parenthèse enchantée