Khaled condamné : Son fameux tube ''Didi'' jugé comme un plagiat
Publié le 7 avril 2015 à 20:15
Le chanteur Khaled à l'enregistrement de l'émission "Vivement Dimanche" à Paris, le 29 août 2012. Le chanteur Khaled à l'enregistrement de l'émission "Vivement Dimanche" à Paris, le 29 août 2012.© BestImage
Khaled en décembre 2013
Enrico Macias et Khaled lors de la 28 eme édition des Victoires de la Musique au Zénith de Paris, le 8 février 2013.
Khaled en 2013
"Didi" de Khaled - 1991
Enrico Macias et Khaled lors de l'enregistrement de l'émission "Vivement Dimanche" à Paris, le 21 novembre 2012.
Khaled lors de l'enregistrement de l'émission "Vivement Dimanche" à Paris, le 21 novembre 2012.
Khaled lors de l'enregistrement de l'émission "Vivement Dimanche" à Paris, le 29 août 2012.
Enrico Macias et Khaled lors de la 28 eme édition des Victoires de la Musique au Zénith de Paris, le 8 février 2013.

Coup dur pour Khaled. Vendredi (3 avril), la star du raï a été condamnée par le tribunal de grande instance de Paris, apprend-on aujourd'hui via l'AFP. La raison ? L'un de ses plus grands tubes, Didi, aurait été plagié sur la musique d'un auteur algérien, Cheb Rabah. Condamné à restituer les droits d'auteur, le chanteur devra également verser 100 000 euros à l'artiste original pour préjudice moral et à 100 000 euros en réparation des atteintes à son droit moral d'auteur.

Après Robin Thicke et Pharrell Williams, condamnés pour Blurried Lines, le monde de la pop est donc touché par une nouvelle affaire de plagiat. "C'est un succès qui reposait sur un mensonge", a commenté Me Jean-Marie Guilloux, avocat de Cheb Rabah, à propos d la chanson. Khaled, qui a annoncé son intention de faire appel, devra restituer à l'artiste les droits d'auteurs perçus pour la composition musicale du titre, commercialisé à partir de 1991, au titre de son exploitation dans le monde, mais pour une période postérieure à juin 2003 en raison d'une prescription partielle.

Khaled (55 ans) a également été condamné à payer à Cheb Rabah une somme de 100 000 euros, en réparation de son préjudice moral, ainsi que 100 000 euros, en réparation des atteintes à son droit moral d'auteur. Le tribunal a en effet considéré que Rabah Zeradine, dit Cheb Rabah, compositeur, auteur et interprète de raï, avait perdu une chance de gagner en notoriété importante du fait du succès de la chanson.

Le tribunal a enfin ordonné à la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM) "de modifier toute sa documentation" concernant la chanson Didi pour faire désormais bénéficier Cheb Rabah d'une part des droits de reproduction mécanique et d'exécution publique "en tant que seul compositeur" de l'oeuvre, explique l'AFP.

Connue dans le monde entier, Didi a été un succès dans les pays arabophones et sur plusieurs continents, notamment en Europe où elle est entrée dans le haut des hit parades en France, en Belgique, en Espagne et en Asie. On a également pu l'entendre dans le film Bollywood et lors de la cérémonie d'ouverture de la Coupe du monde de foot 2010 en Afrique du Sud.

Par Nicolas G. |
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