Les plus admiratifs diront qu'elle a révolutionné le monde de la mode ! Natalie Massenet, fondatrice de Net-a-Porter, a longtemps été l'une des femmes les plus influentes de ce milieu très fermé. Visionnaire, elle a créé dès 2000 un site de e-commerce haut de gamme alors que les grandes maisons juraient qu’"on n’achèterait jamais du Prada en ligne". Résultat : un empire mondial et une fortune personnelle estimée à plus de 150 millions de dollars après la revente de ses parts en 2011 et 2015. Mais derrière cette success story à l'américaine, celle que l'on surnomme la “Jeff Bezos de la mode” traverse aujourd’hui la période la plus sombre de sa vie. Comme le raconte le magazine ELLE, la businesswoman accuse son ancien compagnon, Erik Torstensson, de lui avoir soutiré pas moins de 95 millions de dollars avant de la quitter. Un rêve qui aurait vraisemblablement tourné au cauchemar...
Natalie Massenet est une véritable icône de l'entrepreneuriat féminin. Ancienne journaliste de mode et mannequin, elle a aussi lancé The Outnet et le site Mr Porter, version masculine de Net-a-Porter. En parallèle, elle a dirigé de 2013 à 2017 le British Fashion Council, l’équivalent de notre Fédération de la Haute Couture, où elle a porté la Fashion Week de Londres au sommet. Selon FashionNetwork, elle aurait même convaincu des maisons comme Armani et Tommy Hilfiger de venir défiler dans la capitale anglaise. En 2016, la reine d’Angleterre l’a même nommée Dame de l’Ordre de l’Empire britannique, l’un des plus grands honneurs du pays. Bref, tout semblait parfaitement maîtrisé. Jusqu’à ce qu’un certain Suédois entre dans l’équation.
Lorsqu’elle rencontre Erik Torstensson en 2011, celle qui est amie avec Victoria Beckham vient de divorcer de son mari, un français avec qui elle a deux filles. Lui est un jeune entrepreneur ambitieux et charmeur, de treize ans son cadet. Fils de fermier, il a quitté la Suède à 19 ans pour Londres, a fait ses armes chez Wallpaper Magazine, avant de cofonder Saturday Group, une agence de communication travaillant avec H&M, COS et Calvin Klein. En 2012, il lance FRAME, une marque de jeans basée à Los Angeles devenue incontournable. Selon le Wall Street Journal, la marque aurait généré plus de 200 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2024. Le bellâtre serait donc loin d'être dans le besoin. Et pourtant.
Très vite, le couple devient la coqueluche du monde de la mode : soirées mondaines, villas somptueuses, jets privés, et un petit garçon né par mère porteuse en 2017. Un rêve glamour. Du moins jusqu'au 23 août dernier, lorsque le DailyMail révèle que Natalie Massenet a déposé plainte pour "fraude, tromperie intentionnelle et préjudice moral" contre son compagnon. D’après les documents cités, elle l’accuse d’avoir mené une double vie : usage de drogues, recours à des prostituées payées jusqu’à 500 dollars de l’heure, liaisons multiples et mensonges répétés.
Mais surtout, la femme d’affaires affirme s’être fait dépouiller de 95 millions de dollars pour financer le train de vie extravagant de son compagnon. Une somme qu’il lui aurait promis de rembourser avant de disparaître, la laissant, selon elle, "à court d’argent avec un enfant à charge". Dans le milieu, certains anciens proches n'ont pas hésité avant de cracher leur venin. "Elle a divorcé, a rencontré Erik et est soudainement devenue méconnaissable", confie l'un d'entre eux au quotidien britannique. "Elle a toujours aimé être au cœur de la tempête et, ensemble, ils étaient plus jeunes, beaux, tout le monde leur léchait les bottes et ils adoraient ça", ajoute un autre. Que de bienveillance autour du couple...
Aujourd’hui, Natalie Massenet tente de récupérer la fortune soi-disant envolée. Erik Torstensson, lui, continue de diriger FRAME depuis Los Angeles. Au moment de la publication de cet article, il n’a pas encore répondu aux accusations de son ex.
Il reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés jusqu'à clôture définitive du dossier.
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