C'était en octobre 2018. Les médecins diagnostiquaient à Mette-Marit de Norvège, l'épouse du prince héritier Haakon de Norvège, une grave maladie : une fibrose pulmonaire, qui affecte fortement les capacités respiratoires de la princesse. En décembre 2025, alors que son Altesse Royale était absente de tous les événements publics, le Palais royal norvégien annonçait dans un communiqué que, malgré le traitement, la pathologie avait progressé "plus rapidement" qu’attendu et l'état de santé de la princesse de 52 ans avait subi "une nette dégradation". En conséquence, la mère de Marius Borg Høiby, qui vient d’écoper d’une peine de quatre ans de prison ferme, avait besoin de toute urgence d'une transplantation pulmonaire. C'est pourquoi elle avait été inscrite le 5 juin 2026 sur la liste d'attente des personnes qui subiront une greffe dès que possible.
"Nous constatons que ses capacités respiratoires ont considérablement chuté dans les trois derniers mois. À un niveau que nous évaluons comme dangereux", avait expliqué, quelques heures plus tard, face à la presse, Are Holm, professeur au département de pneumologie du Rikshospitalet, le principal hôpital d’Oslo. Puis d'ajouter, pessimiste : "Pour que nous envisagions une transplantation, la personne doit être malade au point où nous estimons qu’il ne lui reste plus qu’un an à vivre." Douze jours après cette communication alarmiste, le mercredi 17 juin 2026, la maison royale a fait savoir dans un communiqué que l’épouse du prince héritier Haakon avait désormais subi cette opération très risquée au cours de laquelle le coeur du patient est arrêté.
"La transplantation pulmonaire s’est jusqu’à présent déroulée avec succès", est-il écrit, citant des propos d'Arnt Fiane, chef du service de chirurgie thoracique de l’hôpital Rikshospitalet, qui remercie "toutes les équipes qui ont été impliquées dans la planification et la réalisation de l’intervention". Mette-Marit de Norvège restera hospitalisée "pendant plusieurs semaines" afin d'"ajuster le traitement", "gérer d’éventuelles complications" et "procéder à la rééducation".
A savoir que la princesse Mette-Marit a eu une grande chance de pouvoir bénéficier de cette greffe aussi rapidement mais n'est pas sortie d'affaires pour autant. Comme l'indiquait en début de mois le site Point de Vue, l'opération est l'une des plus lourdes et dure entre 8 et 10 heures généralement, les poumons étant des organes particulièrement fragiles. Une fois opéré, les patients restent à l'hôpital pendant environ un mois, passant par la réanimation et les services spécialisés. Des mois de rééducation respiratoire et physique sont à prévoir en plus d'un suivi très strict. Une nouvelle hygiène de vie est à adopter en stoppant toute consommation de tabac, consommant très peu d'alcool et en protégeant plus sa peau contre les effets du soleil en plus de ne pas consommer de pamplemousse, pouvant interférer avec les traitements anti-rejet pris par les greffés. Les données de Santé Respiratoire France sont néanmoins encourageantes : seulement 1 patient sur 8 ne survit pas dans l'année et plus de la moitié sont encore en vie après 5 ans.
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