Le monde de la gastronomie est sous le choc. Gérald Passedat, chef triplement étoilé à la tête du Petit Nice à Marseille, a été victime d'une violente agression dans la nuit du mardi 28 au mercredi 29 juillet. L'homme de 64 ans a été attaqué alors qu'il rentrait chez lui, à proximité de son célèbre établissement. Blessé au cours de l'agression, il s'est fait dérober une montre de luxe d'une valeur estimée à près de 58 000 euros. Une enquête a été ouverte pour retrouver l'auteur des faits.
Selon les informations de l'AFP, confirmées par une source policière, Gérald Passedat a été agressé peu avant minuit dans le VIIe arrondissement de Marseille, où se trouvent son domicile et son restaurant. Un homme armé d'un couteau l'aurait attendu avant de passer à l'action. Encagoulé et vêtu de noir, l'agresseur lui a dérobé une montre de luxe avant de le blesser "légèrement" au cou, puis de prendre la fuite. D'après La Provence, il s'agirait d'une montre Patek Philippe estimée à 58 000 euros. Le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour vol avec arme et a confié les investigations à la division de la criminalité territoriale (DCT). Figure majeure de la gastronomie française, Gérald Passedat dirige Le Petit Nice, posé sur les rochers de l'anse de Maldormé. Son établissement est entré dans l'histoire en devenant, en 2007, le premier restaurant marseillais à décrocher trois étoiles au Guide Michelin.
Cette agression rappelle un autre fait divers qui avait marqué le monde de la haute gastronomie à l'été 2025. Simone Zanoni, chef étoilé du restaurant Le George au sein du Four Seasons Hotel George V à Paris, avait lui aussi été victime d'un violent vol alors qu'il rentrait chez lui, dans les Yvelines. Selon les informations de RTL, deux hommes l'avaient fait chuter de son deux-roues avant de lui voler sa montre Richard Mille, estimée à 150 000 euros. Le cuisinier italien avait tenté de résister, mais avait reçu plusieurs coups de pied au torse et aux côtes. "Légèrement blessé", il avait tout de même déposé plainte pour vol aggravé. Cette affaire faisait suite à une précédente attaque particulièrement traumatisante : trois ans plus tôt, Simone Zanoni avait déjà été victime d'un violent home-jacking à son domicile. Des cambrioleurs armés et masqués avaient notamment menacé son épouse à l'arme blanche près de la chambre de leurs enfants avant de repartir avec de nombreux bijoux et le SUV de la famille. Ces deux affaires illustrent la recrudescence des vols ciblant les montres de luxe portées par des personnalités, y compris dans le monde de la gastronomie.